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Publié par François 10/05/2014 15H50

La rupture tranquille (reportage 13h15 Dimanche).

Le 6 mai 2012, François Hollande accédait à l'Elysee. Deux ans plus tard, le président est au plus bas dans les sondages et tente de reconquérir le cœur des Français. Mais la défiance vis-à-vis du pouvoir socialiste ne masque-t-elle pas une rupture plus globale entre les citoyens et leur classe politique toute entière ? Une envie de changement, de renouveau, qu'aucun parti politique ne semble aujourd'hui pouvoir satisfaire ? C'est en tout cas ce que laisse penser le taux d'abstention record aux dernières municipales.

Une équipe du magazine 13h15 le dimanche, sur France 2, s'est rendue à la rencontre des Français, des responsables politiques, et de différents observateurs tels que Jean-François Kahn, Jean-Luc Mano, Caroline Fourest. À Roubaix, où le taux d'abstention a atteint 75% dans certains bureaux de vote, où la coupure avec les politiques semble presque irrémédiable. À Clichy-sous-bois, où la ministre de la jeunesse Najat Vallaud-Belkacem assistait à une rencontre de foot féminin avec des jeunes qui ont voté pour la première fois cette année. Au défilé du 1er mai du FN, où l'on réalise aussi que l'abstention, la coupure avec la politique en général, est le principal adversaire.

Le reportage interroge également sur le rôle et la responsabilité des partis politiques dans la situation actuelle, avec Bruno Lemaire, Emmanuel Cosse, Pierre Laurent, Olivier Besancenot...Pour plusieurs de ces observateurs, les partis tels qu'ils existent aujourd'hui sont tout simplement morts. Et dans ce discrédit général de la parole politique, quelle est la responsabilité des médias, de l'accélération du temps médiatique, de la course à la petite phrase ?

L'équipe a suivi Carole Ulmer, candidate UDI aux européennes, qui débute en politique et apprend à formater son discours dans une séquence de Media training. Visite à la rédaction de BFMTV où l'on reconnaît participer, parfois, à l'hystérisation des événements.

Enfin, la défiance, la rupture, risquent de s'exprimer de manière encore plus brutale aux européennes du 25 mai. Le sujet se termine au Parlement de Strasbourg avec Daniel Cohn-Bendit et Michel Barnier où l'on attend avec appréhension le verdict des urnes.

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