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Publié par Pascal 17/11 9h09

Audience de l'enquête sur le droit de mourir, dimanche sur M6.

Présenté par Wendy Bouchard hier, dimanche 16 novembre à 20h50 sur M6, le magazine Zone interdite traitait d'un sujet très fort : DROIT DE MOURIR : L’ENQUETE QUI DERANGE. Un document de Géraud Burin des Roziers (Ligne de front).

Alors que le magazine Sept à Huit avait proposé une heure trente plus tôt un témoignage très émouvant, celui d'un homme qui a accompagné sa femme en Suisse pour lui permettre de mourir, le magazine de M6 a-t-il réuni beaucoup de téléspectateurs ? Réponse : 3,1 millions de téléspectateurs et un peu plus de 12% de part d'audience.

"3.1 millions de téléspectateurs, avec un pic d'audience à 3.5 millions de téléspectateurs. Les très bonnes performances de l'émission ont permis à M6 de se classer : - 2ème chaîne auprès des ménagères de moins de 50 ans, avec une part d'audience de 17.6%, soit son 2ème meilleur score cette année auprès de ce public, - 2ème chaîne auprès des téléspectateurs 25-34 ans, avec une part d'audience de 18.9%, soit son 2ème meilleur score cette année auprès de ce public".

"Doit-on laisser mourir Vincent Lambert comme le demande sa femme, ou le maintenir en vie comme le souhaitent ses parents ? Depuis plusieurs mois, la bataille judiciaire qui divise la famille de cet homme tétraplégique et muet, immobilisé depuis 6 ans sur son lit d’hôpital, fait régulièrement la une de l’actualité. Bien malgré lui, Vincent Lambert, est devenu le symbole de la lutte entre ceux qui veulent voir légaliser l’euthanasie, et ceux qui s’y opposent. Pour Zone Interdite, Rachel Lambert, sa femme, raconte son histoire et le combat qu’elle mène aujourd’hui.

Face aux accidents de la vie, face à nos parents qui vieillissent, la question de la fin de vie fait peur mais elle nous concerne tous. Dans notre pays, le sujet demeure tabou. Certes la loi Leonetti autorise des patients à demander l’arrêt d’un traitement médical trop lourd et permet aux familles de refuser que le corps médical ne prolonge des soins au-delà du raisonnable. Mais pour les médecins français, mettre fin à la vie d’un patient est toujours une décision difficile. Elle est aussi risquée : ils peuvent avoir à répondre de leur acte devant la justice. Alors le plus souvent, ils préfèrent attendre que la mort survienne naturellement.

Cette souffrance, c’est celle de Gino, 92 ans, alité au milieu de son salon depuis 2 ans, il souhaite mourir et toute sa famille se bat pour que sa volonté soit respectée mais son médecin refuse de l’aider à partir.

D’autres personnes, se sachant condamnées, décident, en toute conscience, de prendre les devants tant qu’elles en sont encore capables. Elles partent en Suisse ou en Belgique, où le suicide assisté est accepté. Là-bas, dans des établissements spécialisés, on les aide à mourir. C’est même devenu un business. Moyennant plusieurs milliers d’euros, ils reçoivent une injection létale, le décès survient rapidement et sans souffrance. Des Français qui ont choisi de se donner la mort, grâce à ce suicide assisté, ont accepté qu’on les suive jusqu’à leur dernier souffle. Mais en Suisse, certains de ces établissements font scandale, des familles leur reprochent d’avoir mené à la mort des personnes bien portantes.

Qui sont ces « anges de la mort » qui avouent avoir aidé plusieurs personnes à mourir ? Comment réagissent les médecins quand les familles demandent un « geste » pour aider à partir ? Pourquoi nos voisins belges ont-ils déjà légalisé l’euthanasie, même pour les enfants ? Quelles sont les risques de dérives ? Pendant un an, le réalisateur Géraud Burin des Roziers a enquêté sur cette question de société fondamentale : un document exceptionnel, des révélations dérangeantes."

Crédit photo © Vincent Flouret - M6

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