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Publié par Pascal 16/12 15h55

Harry Roselmack en immersion : thème très fort le 6 janvier, la fin de vie.

Pour sa douzième immersion, diffusée le 6 janvier à 23h15 sur TF1 en fin de soirée, Harry Roselmack s'est penché sur à un sujet qui agite les consciences et suscite le débat : la fin de vie. Le thème de la mort est évoqué sans interdit.

Ce thème, explique le journaliste, correspond à l'ADN de cette série documentaire en immersion. But : témoigner de la réalité, sans se contenter d'évoquer les choses mais en côtoyant des personnes en situation. "L'idée est d'éclairer au mieux les téléspectateurs sur cette question de société. Nous n'avons pas de parti pris. Après, libre à eux de se faire leur propre opinion".

Traiter de sujets en marge est le principe même de ce format, ajoute Harry Roselmack. "Bien sûr, ce n'est pas une thématique comme les autres, mais je n'ai pas ressenti d'appréhension particulière. Lorsque que le tournage a débuté, nous ne savions pas jusqu'où nous irions".

Le témoignage d'Anne marquera les téléspectateurs. "Elle souhaitait illustrer ce choix d'une mort par suicide assisté, légale en Suisse. Je ne lui ai pas demandé pourquoi elle avait accepté. Ses dernières paroles ont exprimé sa joie d'avoir pu témoigner et, peut-être, d'avoir donné du courage à d'autres. Anne avait cette volonté de faire part de sa liberté de choix quant à sa mort. Un choix qu'elle a assumé jusqu'au bout. Il me semble qu'elle a vécu cette étape ultime de manière relativement sereine."

"Cette expérience hors norme est l'une des plus fortes que j'ai vécues en tant que journaliste et en tant qu'homme. Assister au décès d'une personne est forcément impactant, mais je ne porte pas le deuil d'Anne. J'ai été le témoin de la concrétisation de son acte et j'ai eu la responsabilité de le rendre public".

La mort doit cesser d'être un tabou absolu, il faut savoir en parler, ne serait-ce qu'à ses proches, déclare Harry Roselmack.

C'est, en France, l'un des plus grands débats de société, délicat et complexe : la fin de vie fera l'objet d'un nouveau projet de loi en 2015.
Comment permettre à chaque citoyen de mieux vivre la fin de sa vie ? Peut-on, doit-on avoir la possibilité de choisir le moment de sa mort, par le suicide assisté ou l'euthanasie ?
Pendant près de deux ans, Harry Roselmack est allé à la rencontre de ceux qui sont les premiers concernés : des personnes qui vivent leurs derniers instants. Une période intense, douloureuse, parfois étonnamment sereine, et qui n'est pas non plus sans plaisirs ni joies. Harry a suivi cinq personnes pendant une période allant de quelques jours à près de deux ans. Parmi eux :
- Anne, qui n'a pas peur de la mort, choisit le suicide assisté en Suisse pour mettre un terme à ses souffrances.
- Isabelle, qui se dit prête à "partir", mais qui ne veut pas déterminer le moment de sa mort, elle estime que cela "ne lui appartient pas".
- Gérard, lourdement handicapé, qui assure qu'il mettra fin à ses jours lorsque son existence lui semblera privée de sens.
Chaque cas est unique, chacun a sa vérité, son choix, face à une situation si intime. Des témoignages qui interpellent, bousculent, mais peuvent aussi rassurer. Car ils montrent tous que le vertige de la peur de la mort, de sa propre mort, peut se dominer dès lors que l'on accepte de s'y confronter.
Harry Roselmack aux frontières de la vie. Sans aucun doute, la plus intense et la plus émouvante des immersions.

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