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Publié par Pascal 06/01 9h18

Document très fort sur TF1 sur la fin de vie, ce mardi avec Harry Roselmack et Anne.

Un programme qui ne va pas laisser indifférent ce mardi 6 janvier à 23h15 sur TF1. Harry Roselmack s'est penché sur à un sujet qui agite les consciences et suscite le débat : la fin de vie. Le thème de la mort est évoqué sans interdit.

Ce thème, explique le journaliste, correspond à l'ADN de cette série documentaire en immersion. But : témoigner de la réalité, sans se contenter d'évoquer les choses mais en côtoyant des personnes en situation. "L'idée est d'éclairer au mieux les téléspectateurs sur cette question de société. Nous n'avons pas de parti pris. Après, libre à eux de se faire leur propre opinion".

Traiter de sujets en marge est le principe même de ce format, ajoute Harry Roselmack. "Bien sûr, ce n'est pas une thématique comme les autres, mais je n'ai pas ressenti d'appréhension particulière. Lorsque que le tournage a débuté, nous ne savions pas jusqu'où nous irions".

Le témoignage d'Anne marquera les téléspectateurs. "Elle souhaitait illustrer ce choix d'une mort par suicide assisté, légale en Suisse. Je ne lui ai pas demandé pourquoi elle avait accepté. Ses dernières paroles ont exprimé sa joie d'avoir pu témoigner et, peut-être, d'avoir donné du courage à d'autres. Anne avait cette volonté de faire part de sa liberté de choix quant à sa mort. Un choix qu'elle a assumé jusqu'au bout. Il me semble qu'elle a vécu cette étape ultime de manière relativement sereine."

"Cette expérience hors norme est l'une des plus fortes que j'ai vécues en tant que journaliste et en tant qu'homme. Assister au décès d'une personne est forcément impactant, mais je ne porte pas le deuil d'Anne. J'ai été le témoin de la concrétisation de son acte et j'ai eu la responsabilité de le rendre public".

La mort doit cesser d'être un tabou absolu, il faut savoir en parler, ne serait-ce qu'à ses proches, déclare Harry Roselmack.

Document très fort sur TF1 sur la fin de vie, ce mardi avec Harry Roselmack et Anne.

C'est, en France, l'un des plus grands débats de société, délicat et complexe : la fin de vie fera l'objet d'un nouveau projet de loi en 2015.
Comment permettre à chaque citoyen de mieux vivre la fin de sa vie ? Peut-on, doit-on avoir la possibilité de choisir le moment de sa mort, par le suicide assisté ou l'euthanasie ?
Pendant près de deux ans, Harry Roselmack est allé à la rencontre de ceux qui sont les premiers concernés : des personnes qui vivent leurs derniers instants. Une période intense, douloureuse, parfois étonnamment sereine, et qui n'est pas non plus sans plaisirs ni joies. Harry a suivi cinq personnes pendant une période allant de quelques jours à près de deux ans. Parmi eux :
- Anne, qui n'a pas peur de la mort, choisit le suicide assisté en Suisse pour mettre un terme à ses souffrances.
- Isabelle, qui se dit prête à "partir", mais qui ne veut pas déterminer le moment de sa mort, elle estime que cela "ne lui appartient pas".
- Gérard, lourdement handicapé, qui assure qu'il mettra fin à ses jours lorsque son existence lui semblera privée de sens.
Chaque cas est unique, chacun a sa vérité, son choix, face à une situation si intime. Des témoignages qui interpellent, bousculent, mais peuvent aussi rassurer. Car ils montrent tous que le vertige de la peur de la mort, de sa propre mort, peut se dominer dès lors que l'on accepte de s'y confronter.
Harry Roselmack aux frontières de la vie. Sans aucun doute, la plus intense et la plus émouvante des immersions.

Crédit photos © DR.

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cloclo54 07/01/2015 09:44

Un magnifique reportage d'Harry Roselmack qui a su montrer la réalité de la fin de vie dans toute sa diversité et dans sa dimension à chaque fois personnelle. La fin de vie de l'un n'est pas la fin de vie de l'autre mais toutes les décisions qui sont prises par les malades eux-mêmes sont nécessairement les bonnes !
Il nous faut une loi offrant le panel complet des choix possibles, allant de l'attente d'une fin de vie naturelle pour ceux qui le souhaitent, mais aussi la possibilité pour les autres de choisir "le moment et la manière"
Il ne faut pas que l'on croît ce que nous dit J. Léonetti et compagnie, quand il nous dit qu'écrire actuellement ses directives anticipées est le meilleur moyen d'être entendu dans sa demande d'aide en fin de vie, c'est ARCHI-FAUX parce que, tant que le droit à l'euthanasie et/ou au suicide médicalement assisté ne seront pas dépénalisés, il n'y aura PAS DE CHOIX POSSIBLE.
C'est mentir que de dire le contraire !!!
Oui à une loi de liberté comme la loi belge et le plus vite possible pour tous les malades qui attendent de pouvoir choisir une euthanasie et non pas une sédation terminale. On voit dans ce reportage les limites et les horreurs de cette sédation, même quand elle est bien menée devant une équipe de télévision ! Imaginons ce qu'elle peut être dans l'anonymat des hôpitaux !