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Publié par François 23/01/2015 15H40

L'Arctique fond. L'ours polaire se meurt. La banquise est sur le point de disparaître.

C'est triste, mais finalement ce n'est qu'une question de point de vue car sous l'effet du réchauffement climatique se révèlent désormais aux yeux du monde toutes les richesses de l'océan Arctique : du pétrole, de l'or, des ressources halieutiques, de nouvelles routes marchandes... La ruée vers le Nord a commencé !

Ce vendreid, l'émission THALASSA propose à 20h50 sur France 3 quatre histoires qui racontent les enjeux de l'Arctique de demain pour tenter de comprendre où va le monde. Chacun sa quête, son désarroi, et ses rêves. Au plus près des hommes, l'espoir en ligne de mire, malgré tout...

Il était une fois dans l'Arctique, ce vendredi soir sur France 3.

Christophe Cousin, réalisateur d'Il était une fois l’Arctiqu, souligne que le film s’est échelonné sur toute l’année 2013. "Avec des tournages qui duraient en moyenne entre 15 jours et 3 semaines — et un tournage un peu plus long pour la migration estivale des Nénètses que nous voulions tourner dans son intégralité. Comme nous avions quatre histoires à raconter, le tournage nous a menés dans l’Arctique canadien, au Groenland, au pôle Nord et donc dans la région du Yamal pour la transhumance des éleveur de rennes nénètses. Comme nous voulions absolument être dans un rapport humain à nos personnages, nous n’étions que deux, un chef opérateur et moi-même, avec bien sûr un fixeur sur place qui nous servait d’intermédiaire et d’interprète".

Les enjeux du pétrole du Grand Nord ne datent pas d’hier, rappele Christophe Cousin, mais il y a peu de caméras pour en rendre compte. "Ce qui m'intéressait, c’était donc de faire le tour de l’Arctique sans entrer dans les enjeux géo-éco-politiques, mais en restant au contact de ceux qui y vivent pour observer comment les choses sont en train d’évoluer à leur échelle. Les transformations écologiques, climatiques et économiques vont plus vite qu’on ne le pense. Le réchauffement climatique est par exemple plus manifeste au nord du monde que chez nous. Et les cargos passent aujourd’hui plus souvent qu’hier par le passage du Nord-Est. Mais les compagnies pétrolières et minières n’ont pas attendu la fonte des glaces pour s’intéresser à la région, même si les conditions extrêmes impliquent des investissements considérables qui freinent un peu les choses. On sait au fond que ce n’est qu’une question de temps. Mais, en même temps, il faut être devin pour savoir comment la région arctique va se redessiner".

Crédit photo © Découvertes Production.

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