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Publié par François 17/02/2015 10H40

D'après Simenon : La boule noire, avec Bernard Campan ce mardi soir.

Réalisé par Denis Malleval, écrit par Jacques Santamaria (D'après Georges Simenon) , le téléfilm inédit La boule noire est programmé ce mardi. En première partie de soirée sur France 3.

Une fiction récompensée au festival de Luchon il y a deux semaines : pour la mise en scène et l'interprétation de Bernard Campan. Le comédien joue le rôle de Vincent Ferreira. A ses côtés : Virginie Lemoine (Nora Ferreira), Antoine Duléry (Guy Carnot), Joël Lefrançois (Jean-Claude Rouvilly), Louise Herrero (Florence Ferreira), François-Régis Marchasson (Dr Soulié), Linda de Suza (Luisa Ferreira).

1979. Dans une petite ville française. Vincent Ferreira, gérant du grand supermarché de la région, se voit refuser la qualité de membre du Sporting Club où se retrouvent tous les notables de la ville. Il a tant travaillé, s'est tellement dévoué à la ville, qu'il ne comprend pas d'être rejeté, humilié. Est-ce parce qu'un directeur de supermarché n'a pas sa place parmi des médecins et avocats ? Est-ce parce qu'il est le fils d'une femme de ménage arrivée du Portugal vingt ans plus tôt ? Est-ce à cause de cette mère devenue alcoolique dont tout le monde pourtant ignore l'existence, et qui vit à 200 kilomètres de là ? Le règlement du Sporting exige l'unanimité des voix et le vote est anonyme. Une voix, une seule, contre lui. Pour ne pas perdre la face devant sa famille, Vincent doit absolument savoir qui lui a refusé d'être comme les autres

L’intolérance est bien l’un des thèmes centraux du film avec un homme qui se demande pourquoi on lui refuse l’accès à ce microcosme réservé aux notables. Il a une vraie volonté de s’intégrer et il a tout fait pour cela, en fondant une famille et en réussissant professionnellement. Pourtant, on lui refuse tout de même ce droit élémentaire.
Nous nous sommes tous à un moment ou à un autre de notre vie sentis rejetés, exclus ou mal aimés. Il fallait donc faire appel à ces genres d’émotions et d’expériences pour ressentir ce que traversent vraiment le héros et sa famille.

Bernard Campan

Crédit photo © Pierre Planchenault - FTV.

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