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Publié par Pascal 07/03 11h55

Inédit, ce samedi : Meurtres à l'île d'Yeu avec Anne Richard et Bernard Yerlès.

Meurtres à l'île d'Yeu, avec Anne Richard et Bernard Yerlès ce samedi 7 mars en première partie de soirée sur France 3.

Isabelle Bonnefoy, la quarantaine, est une célèbre navigatrice au tempérament de feu. Elle a traversé toutes les mers et gagné toutes les courses. Si ce choix de vie l'a longtemps éloignée de sa famille, installée sur l’île d’Yeu, et notamment de Noé, son fils de 17 ans, elle est à présent prête à tout pour renouer avec eux. Elle sait qu’il lui faudra s’armer de courage et de patience pour regagner leur confiance. Tandis qu’elle et son fils naviguent ensemble en direction de l’île d’Yeu, ils interceptent un signal d’urgence : un navire de plaisance a sombré. Sur place, ils découvrent un cadavre décapité flottant à la surface de l’eau. Très vite, l'enquête démarre, menée par le commandant Nicolas Lemeur. Les tensions sont vives, et pour cause : Nicolas et Isabelle ont vécu autrefois une grande histoire d’amour qui s’est mal finie. Si le meurtre rappelle d’abord un règlement de comptes lié au trafic de drogue, une autre théorie se dessine : quelqu’un chercherait à faire revivre la légende de la Gargourite, une sorcière qui, diton, hante l'île depuis le XVIIème siècle et décapite ses victimes !

Réalisateur : François GUERIN.

Scénario et dialogues : Philippe DONZELOT.

Production : SCARLETT PRODUCTION.

Ce film de 90 minutes raconte l’histoire d’Isabelle, navigatrice de
45 ans, qui a parcouru tous les océans et gagné de nombreuses
courses en solitaire autour du monde. Elle revient à l’île d’Yeu avec
son trimaran de course pour élever son fils de 17 ans, Noé. Mais en
approchant de Port Joinville, elle découvre, flottant à la surface, un
corps décapité. L’enquête est confiée au commandant Lemeur,
qui n’est autre que son amour de jeunesse.
Rapidement, les Islais commencent à murmurer que ce meurtre
ressemble de bien près à une ancienne légende locale du 17ème
siècle, celle de la Gargourite, qui décapitait les enfants nés sur
l’île…
Ce film est d’abord un film policier obéissant aux codes narratifs et
visuels du genre. Il est servi par une caméra en mouvement de
l’épaule, le steady-cam, qui plonge le spectateur directement dans
l’action. Plus le film avance, plus les personnages sont dans
l’urgence, en mouvement. La caméra « colle » aux acteurs, le point
est sur eux, le fond est flou.
Les ambiances de lumière sont travaillées, on joue les contrejours,
les « flares », les mélanges de lumière froide et de points
chauds. La musique puissante, dynamique, entraînante vient
accentuer les scènes d’action ou souligner les moments plus
intimes.
Ce film met en scène des personnages puissants, qui ont tous
des choses à défendre. Isabelle, au centre de l’intrigue, est une
femme forte, qui a dû faire des choix, et qui va devoir maintenant
les assumer. Elle est revenue pour récupérer son fils mais il ne lui
fera pas de cadeaux. Elle a été absente si longtemps… C’est aussi
ce que pense Antoinette, la mère d’Isabelle, qui a dû élever son
petit-fils. Et que dire du Commandant Nicolas Lemeur, qu’elle a
largué un beau jour alors qu’il venait de la demander en mariage…
Les rapports Mère/Fils, Mère/Fille, et Homme/Femme sont des
ingrédients essentiels de cette histoire.
Lorsqu’on aborde ces rapports humains, la caméra se calme. On
quitte la sphère de l’action pour rentrer dans celle des sentiments,
du romanesque. Les mouvements se font plus lents, les lumières
plus douces. La musique plus mélancolique.
Enfin, ce film se passe à l’île d’Yeu. On entend donc la mer et le
vent, partout, qui fait claquer les haubans dans les mâts des
bateaux amarrés dans le port.
Et surtout, il y a ce géant des mers, ce grand trimaran de course,
capable d’atteindre les 80km/h. Et cette femme seule qui doit le
maîtriser, pour sauver son fils…

François Guérin, réalisateur.

Crédit photo © Scarlett Production.

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