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Publié par Pascal 04/04 11h40

Meurtres à Etretat ce samedi avec Bruno Madinier et Adriana Karembeu.

Etretat, station balnéaire du Pays des Hautes Falaises, vit sereinement jusqu'au jour où Gilbert Maréchal, notable local est retrouvé mort après être tombé des falaises.

La police retrouve une lettre de menace sur lui, tout porte à croire qu'il s'agit d'un meurtre mais qui pouvait en vouloir à Gilbert Maréchal, homme apprécié de tous, généreux et dévoué ? Karine et Victor sont en charge de l'enquête alors que des secrets familiaux planent sur le clan Maréchal …. Sans compter que Gilbert, fervent religieux; a légué sa fortune à une abbaye dont l'une des nonnes a disparu le jour même de sa mort … Ces deux affaires sont-elles liées ?

Synopsis du téléfilm inédit Meurtres à Etretat, à voir ce samedi 4 avril à 20h50 sur France 3.

Avec :

Adriana Karembeu (Karine)

Bruno Madinier (Victor)

Anne Loiret (Mathilde)

Pierre Cassignard (Pierre)

Edgar Givry (Jacques)

Eric Pucheu (Jérémie)

Zoé Marchal (Mila)

Frédérique Tirmont (Soeur Marie--Agnès)

Avec la participation amicale de Nathalie Corré (Lolo), Catherine Wilkening (Soeur Bénédicte).

Un film réalisé par Laurence Katrian.

Scénario: Jean Chavot et Eric Rognard.

Production CAPA DRAMA.

La première fois que j’ai lu le scénario de « Meurtres à Etretat », j’ai été happée par la mécanique sans faille de ce polar. La construction de l’intrigue était imparable, soigneusement mise en place dans une grosse famille étretataise, avec son lot de rancoeurs, d’amertumes et de frustrations. Une atmosphère « Chabrolienne » s’en dégageait à l’écriture.
La réalisation s’est imposée à moi.
Des plans très larges, où ces falaises vertigineuses forcent l’admiration. Et l’humilité, devant une nature si puissante, si dangereuse, si fascinante. Elles sont un personnage essentiel à la narration.
Le temps brumeux, fantomatique ajoute à l’atmosphère étrange qui règne. Un romantisme mêlé de drames.
Des plans serrés pour les personnages, qui cherchent le sentiment, la fragilité, la fêlure. Qui racontent aussi la proximité, presque impudique dans cette petite ville de province. Tout le monde se connaît mais tout le monde se trompe. Chacun n’a qu’un bout du puzzle. Puisque chacun n’exprime que son propre point de vue.
Des ralentis pour accompagner l’émotion. Mais pour rester à distance, comme cette famille qui depuis longtemps, est douloureusement frappée par le destin.
Une caméra de plus en plus fluide, complice dans les rapports de nos deux héros, malgré des débuts contrariés. Ils sont, comme tous les personnages de ce film, chargés d’une histoire personnelle qui trouve écho dans cette enquête. Et sa résolution. Ou presque.
Le travail sur le son est venu renforcer l’ambiance générale du film. Le cri incessant des mouettes, le vent, la pluie, sont toujours présents. Ils nous rappellent en permanence la lutte de nos personnages contre l’adversité.
La musique aussi, pure dans le choix de ses instruments, joue sur l’émotion des personnages mais aussi sur leur légèreté.
La vie reprend toujours le dessus.
Et «Le bonheur est souvent à portée de mains mais on ne le voit pas»
C’est aussi ce nous que raconte ce film.

Laurence Katrian, réalisatrice.

Crédit photo © Nathalie Guyon - CAPA DRAMA - FTV

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