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Publié par Pascal 05/05 12h57

A voir cette nuit : le document Oscarisé La dame du 6.

ALICE HERZ-SOMMER s’est éteinte à l’âge de 110 ans. Elle était la pianiste la plus âgée du monde mais aussi la plus vieille survivante de l’holocauste. Son esprit optimiste à toute épreuve, sans compter une foi profonde dans la bonté naturelle de ses semblables, lui ont permis de traverser le 20ème siècle. Remplis de sagesse, de tolérance et d’humour, les mots de Alice forment une formidable leçon de vie universelle.

France 2 propose cett enuit de marid à mercredi, à 23h40, La dame du 6. Un film inédit écrit par Malcolm Clarke et Carl Freed, réalisé par Malcolm Clarke. Commentaire dit par Patrick Bruel.

Oscar du meilleur documentaire court-métrage 2014. 

"Alice est un être à part. Seule dans son petit appartement de Londres, elle consacre des heures à sa passion - Le Piano - et à ses compositeurs favoris Bach et Beethoven, qui l’ont accompagné durant ses tournées triomphales en Europe. Puis la lumière s'est éteinte plongeant tout un continent dans la misère et le conflit. Durant toutes ces années, Alice vit une expérience inhumaine, voyant sa mère et son mari déportés à Auschwitz. Pourtant elle en parle sans haine, avec une dignité et une sérénité qui force l’admiration.

Avec son fils de six ans Raphaël, Alice est détenue au sein du camp de concentration de Theresienstadt avec parmi les souvenirs les plus douloureux ce sentiment d’impuissance, le fait de ne pas pouvoir nourrir son enfant ou de ne pas pouvoir le rassurer sur ce cauchemar absolu qu’était l’Holocauste. Mais Alice réussit à survivre, à trouver un moyen de voir par delà l’horreur afin de préserver ce qu’il y a de noble, de pur et de lumineux dans la vie … Alice survit grâce à la musique.

Encore aujourd’hui, elle parle avec émotion de ces 100 concerts donnés au sein du camp, ces infimes moments d’humanité pour les musiciens et les prisonniers. La musique a sauvé Alice et préservé son esprit tout en apportant une note d’espoir dans la vie de tant d’autres. Alice ne cesse de répéter que la musique l’a sauvé. Lorsqu’elle interprète Schubert ou Beethoven, elle s’inspire d’un précieux héritage, celui de son mentor et professeur - le majestueux Artur Schnabel - conciliant sagesse et vivacité, rigueur et poésie.

Malgré toutes ses épreuves, Alice insiste sur le fait qu’elle n’a jamais haï les nazis. Certains y voient de la tolérance et de la compassion - comme un don de pardonner habituellement propre aux saints - mais Alice est plus pragmatique. Elle a vu et vécu assez pour savoir que la haine déchire le coeur de celui qui hait, pas de celui qui est haï. Alice rit souvent et n’hésite pas à flirter en présence de la gente masculine. Sa mémoire remarquable lui permet d’organiser sa journée sans agenda ni assistante. Elle fixe ses rendez-vous, fait ses courses, cuisine et marche pendant deux heures par jour. Elle aime échanger avec les journalistes, les musiciens et tout simplement tout ceux qui comprennent et partagent sa passion pour la musique. Elle tient son optimisme sans faille de la musique. « J’ai vécu plusieurs guerres, perdu les miens et pourtant la vie est belle et j’ai tant à apprendre et à vivre. Je n’ai pas le temps pour le pessimisme et la haine. »"

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