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Publié par Frnaçois 28/05/2015 14H35

"Areva Uramin, bombe à retardement du nucléaire français" : à voir sur ARTE info.

Le 4 mars dernier, Areva annonçait une perte historique de près de 5 milliards d’euros pour l’année 2014. Comment un tel fiasco industriel a-t-il pu se produire ? C’est le point de départ d’une enquête inédite d’ARTE Info sur ce qui pourrait constituer un nouveau scandale d’État.

Un webdocumentaire en 4 parties (4 x 10 mn) de Marina Ladous et Étienne Huver.

A voir sur : http://www.arte.tv/sites/fr/story/reportage/areva-uramin-bombe-a-retardement-du-nucleaire-francais/.

2007. Uramin, une société canadienne, dispose de trois gisements d’uranium en Afrique. Areva, alors dirigée par Anne Lauvergeon, en fait l’acquisition, espérant diversifier ses sources d’approvisionnement. Le fleuron du nucléaire français compte y extraire un quart de l’approvisionnement nécessaire aux centrales du groupe pendant dix ans. De quoi justifier une facture dodue, dont le montant total dépasse les 3 milliards d’euros. Mais l’affaire commerciale tourne à l’échec retentissant. Des trois mines, dont celle de Bakouma, en République centrafricaine, ne sortira pas le moindre caillou exploitable. Simple erreur stratégique de la part d’Areva ? Cette gabegie s’avère d’autant plus mystérieuse que ces sites miniers avaient déjà été expertisés dans les années 1970 et jugés sans intérêt par la Cogema, l’ancêtre d’Areva.

C’est cette histoire à tiroirs que déroule en quatre chapitres le webdocumentaire Areva Uramin, bombe à retardement du nucléaire français.

Dans une navigation tout en douceur qui privilégie l’utilisation du scroll, l’enquête réalisée par les journalistes de Slug News, d’Hexagones.fr et d’ARTE Info fait la part belle à des photos et des graphiques éclairants. Les parties en vidéo montrent comment un tel fiasco a pu se produire et surtout à qui il profite.

Dans cette saga aux multiples personnages, racontée comme un polar, la République centrafricaine accuse notemment le député-maire de Levallois- Perret, Patrick Balkany, d’en avoir bénéficié. D

e la défunte mine inexploitée de Bakouma (filmée ici pour la première fois) aux portes closes des principaux protagonistes parisiens, les journalistes ont reconstitué un à un les éléments d’un puzzle sur le point de devenir une affaire politico-judiciaire.

En avril 2015, une information judiciaire a été confiée à deux juges d’instruction indépendants, Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut, pour “corruption, détournement de fonds publics, abus de confiance, faux”. Le rachat d’Uramin, longtemps passé sous silence par Areva, est en effet revenu sur le devant de la scène au moment où le géant de l’atome a annoncé des résultats catastrophiques début 2015, avec de la casse sociale en perspective. Les pertes du groupe, de près de 5 milliards d’euros en 2014, en grande partie liées à l’opération Uramin, font craindre un plan social d’envergure et des dettes épongées par le contribuable, puisque l’État détient 87 % de l’entreprise.

Première partie :

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