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Publié par François 28/05/2015 9H50

Jonathan Zaccaï se dédouble dans la mini série inédite Intrusion.

Entre cauchemar et réalité, Xavier Palud offre un fascinant double rôle à Jonathan Zaccaï, emporté par le combat destructeur que se livrent des jumeaux ennemis, annonce ARTE. Diffuseur ce jeudi dès 20h50 des 3 parties de la mini série Intrusion.

L’angoissante spirale destructrice d’un pianiste aux prises avec son jumeau qu’il pensait décédé.

Meilleure série, Luchon 2015. Réalisée par Xavier Palud (3x52mn). Scénario : Frédéric Azemar, Quoc Dang Tran, Florent Meyer, avec la collaboration de Xavier Palud.

Avec : Jonathan Zaccaï (Philippe Kessler/Marc Kessler), Judith El Zein (Astrid), Marie Kremer (Jeanne), Thomas Vandenberghe (Ben), Éric Berger (Olivier), Catherine Arditi (la mère).

Le début : Pianiste concertiste de talent, Philippe Kessler est sur le point de donner un important récital à Strasbourg. Mais de plus en plus, autour de lui, les sons et les images se déforment, comme parasités par une autre réalité. Pourquoi est-il le seul à entendre son piano se désaccorder, son jeu transformé en cacophonie funèbre ? Tandis qu’il se renferme, luttant violemment contre sa peur de la folie, ses proches s’inquiètent. Sur scène, le soir de la grande première, il s’écroule et se réveille dans la peau d’un autre

“Je voulais qu’on ne quitte jamais le point
de vue du personnage principal, qu’on
soit plongé dans son cauchemar. Je
tenais à rester dans la sobriété. J’ai pensé
aux premiers films de Roman Polanski,
qui instaurent un climat angoissant d’une
manière contenue, en se contentant de
suivre un personnage dans sa quête. Ou à
Lost highway de David Lynch : on ne sait
pas quand l’histoire bascule, on ne peut
pas démêler le ‘vrai’ du ‘faux’. J’ai préféré
limiter les effets spéciaux, mais garantir
qu’ils soient réussis dans les moments où
ils interviennent. Les décors et la lumière
ont fait l’objet de choix très marqués,
toujours dans l’idée de construire un
univers fidèle à l’histoire racontée. […]
Très vite, Jonathan Zaccaï s’est imposé
comme une évidence. Il fallait un acteur
qui soit à la fois crédible comme pianiste
professionnel et comme imprimeur, qui
puisse aussi bien communiquer la
froideur antipathique que l’égarement
d’un homme qui s’ouvre au monde.
Jonathan incarne tout cela parfaitement.
C’est quelqu’un d’à la fois instinctif et très
travailleur. Je crois que l’expérience lui a
beaucoup plu. Heureusement, parce que
c’est lui qui porte le film !”

Xavier Palud

Crédit illustration © Sébastien Kieffer

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