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Publié par François 30/06/2015 11H15

Communiqué commun. Le groupe NRJ rassemble NRJ, Nostalgie, Chérie FM et Rire & Chansons. Le groupe Lagardère rassemble Europe 1, RFM et Virgin Radio. Le groupe RTL rassemble RTL, Fun Radio et RTL2. Le SIRTI rassemble 150 radios locales, régionales et thématiques indépendantes.

"L’OBSERVATOIRE DE LA MUSIQUE vient de remettre son RAPPORT 2014 SUR LA DIVERSITE MUSICALE DANS LE PAYSAGE RADIOPHONIQUE.

S’agissant de la production de nouveautés musicales, plus particulièrement de titres francophones, indispensables aux radios pour le respect de leurs obligations de diffusion de chansons francophones, l’Observatoire fait le constat implacable de l’effondrement de l’offre.

L’Observatoire relevait dans son pré-rapport que, selon les données du SNEP, seuls 242 albums francophones ont été commercialisés en 2014, contre 718 en 2003, ce qui représente une chute de -66,3% de la production de musique francophone en un peu plus de 10 ans. Cette indication n’est pas reprise dans le rapport définitif.

Toutefois, l’Observatoire ne peut que constater que, sur l’année 2014 et selon les données cumulées de la SCPP et la SPPF, l’ensemble des nouveautés produites en France a chuté de -62,3% en un an. La situation des seuls titres francophones fait elle aussi apparaître une chute de -51,4% en un an

Alors que la source de production francophone se tarit incontestablement au fil des années, les radios, sont quant à elles toujours soumises aux mêmes quotas de diffusion de chansons francophones, selon les fondements d’une loi de 1994, modifiée pour la dernière fois en 2000.

Dans cet environnement particulièrement difficile, force est de constater que les radios font un travail remarquable de découverte : sur les 6 709 nouveautés francophones déclarées en 2014, les radios en ont programmé 5 506, soit plus de 82%.

Dans le même temps, le modèle économique du streaming encensé par l’industrie musicale – totalement dérégulé, pour partie opaque et en concurrence frontale avec celui des radios musicales réglementées et régulées – va à l’encontre de toute diversité. Ainsi, 2,5% des vidéos disponibles sur YouTube et Vevo représentent plus de 90% des visionnages.

Dans ce contexte, les attaques et revendications persistantes du SNEP visant à imposer toujours plus de contraintes en matière de diffusion de chansons francophones sont proprement inacceptables. L’urgence est à la préservation d’un paysage radiophonique dynamique et diversifié qui passe par un assouplissement des contraintes réglementaires disproportionnées qui pèsent aujourd’hui sur les radios privées".

Les radios tirent la sonnette d'alarme. Communiqué de presse.

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