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Publié par Pascal 13/06 6h50

Reportage diffusé ce samedi sur TF1 : Le business de monastères et abbayes.

Un reportage de Pierrick Morel diffusé ce samedi 13 juin, en début d'après-midi sur TF1.

En France, près de 200 monastères et abbayes ont une activité économique. Et depuis quelques années, les Français plébiscitent leurs produits. En quête d'authenticité, ils se ruent depuis quelques années sur ces produits estampillés " monastère ".C'est un gage de qualité et de tradition. De nombreuses abbayes se sont lancées sur le marché qui représente aujourd'hui plusieurs dizaines de millions d'euros. Et si pour certaines abbayes, l'artisanat monastique est une formidable source de revenus, pour d'autres c'est une simple question de survie économique.

Sur les 500 abbayes françaises, nombreuses sont en difficulté financière et dans l'incapacité d'entretenir leurs prestigieux bâtiments. Car, avec la crise, les dons des fidèles ont diminué. Alors pour subvenir aux besoins de la communauté et afin de restaurer chapelles et monastères, les moines ont décidé plus que jamais de promouvoir leurs produits du terroir. Des chocolats de l'Abbaye d'Igny aux cosmétiques des soeurs bénédictines de Chantelle, vous découvrirez comment les religieux se convertissent au monde de l'entreprise jusqu'à devenir parfois de véritables chefs d'entreprise, comme le père Marc, un étonnant " business moine " de Normandie.

A l'Abbaye d'Igny, en Champagne, les soeurs cisterciennes produisent depuis plus de soixante ans un chocolat artisanal, réputé dans toute la région. Elles ont même déposé et breveté leur recette phare : le bouchon de campagne au chocolat. Aujourd'hui, pour subvenir à leurs besoins, elles doivent augmenter leur production de confiseries mais elles se heurtent à un problème : le manque de bras. Elles n'arrivent pas à consacrer suffisamment de temps au travail. " Notre seul impératif c'est le Seigneur", se justifie soeur Isabelle, la mère abbesse. Elles ont donc bouleversé leurs traditions en investissant sur un robot pour brasser le chocolat. Mais pour la directrice de la chocolaterie, Soeur Anne Josèphe, ce n'est pas seulement un impératif économique : " Le retour sur investissement, pour nous, ne se calcule pas seulement sur le surplus de vente qu'on aura, mais sur la qualité de notre vie monastique ! "

A Nice, le père Florigny a ouvert en septembre une surprenante boutique uniquement consacrée aux produits fabriqués par les moines et par les soeurs. Trois cent produits y sont proposés aux visiteurs : miel, vins, charcuteries ou même pastis, garantis 100% monastiques ! Selon le père Florigny, les clients viennent rechercher ici des produits authentiques : " On sait que les moines font des choses et qu'ils les ont toujours faites. Donc il y a un petit côté tradition au bon sens du terme qui est ancré. "

En Auvergne, les soeurs bénédictines de l'Abbaye de Chantelle ont su transformer leur savoir-faire en une véritable réussite économique. Leur spécialité : les produits cosmétiques. Elles ont généré un chiffre d'affaire de plus d'un million d'euros l'année dernière. " On ne serait plus ici si on n'avait pas ce travail. On a besoin de ce travail pour pouvoir vivre. Personne ne vit de l'air du temps sauf les rentiers, mais il ne doit pas y en avoir des masses " ironise la mère abbesse, soeur Pascale. Pour se développer, les soeurs ont recruté une dizaine de laïcs qui travaillent à plein temps avec elles. Elles démarchent sans cesse de nouveaux clients et misent sur leur image de marque. Comme le souligne la gérante d'une parfumerie de la région : " On est obligé de croire en l'honnêteté de ces personnes là. On ne peut pas la remettre en cause bien sûr. C'est un atout de confiance. "

Au monastère de Bricquebec, dans le Cotentin, le Père Marc est un moine étonnant. Il a monté une charcuterie qui emploie dix huit salariés et fait vivre tout le monastère. L'homme mène une double vie : moine trappiste et chef d'entreprise à part entière. Pour lui, les deux activités ne sont absolument pas contradictoires. " Pour moi, l'homme doit gagner sa vie par lui même. Comme dit saint Paul, qui ne travaille pas, ne mange pas non plus ! " explique-t-il. A 80 ans, il assume parfaitement ses responsabilités et n'hésite pas, quand il le faut, à licencier ses employés.

Crédit photo © DR

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FRANCOIS Catherine 13/06/2015 15:54

Peut-être puis je vous faire connaitre une coopérative de consommateurs pour booster vos ventes et plus tard vous faire reconnaitre au niveau mondiale par tous les membres de cette coopérative Française???

guimard maiwenn 13/06/2015 15:00

reportage super ainsi que les articles, mais les abbayes ont elles des sites de ventes en ligne merci de bien vouloir me donner une réponse.

Durant émilie 15/07/2015 16:32

Bonjour, l'Abbaye de CHANTELLE a un site de vente en ligne :
boutique. benedictines-chantelle.com