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Publié par Pascal 02/11 12h30

Parution la semaine prochaine de Mémoires d'un arythmique, de Guillaume Durand.

Parution au milieu de la semaine prochaine du nouveau bouquin du journaliste Guillaume Durand : le récit Mémoires d'un arythmique.

Celui qui est l'auteur de La peur bleue présente ainsi le futur ouvrage :

"Depuis plusieurs semaines, je suis assailli par des rêves bizarres, mais bien réels. Jean-Pierre Elkabbach me chatouille le cou jusqu'à l'étranglement. Mes grands fils traversent des forêts en rigolant comme des tordus alors qu'ils sont poursuivis par des régiments de parachutistes… Je me réveille en nage et angoissé face à Patrick Bruel qui se promène nu sur un balcon avec son architecte d'intérieur ! Une sorte de délire m'envahit.

Depuis quinze ans et mon dernier livre, La peur bleue, la vie n'a pas été tranquille, car rien ne correspond à ce que les gens voient. Comme tous les mémorialistes de ma génération, je perçois une France clairement devenue à la périphérie de la Gloire. J'ai croisé François Mitterrand, André Rousselet, Hubert Védrine, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et tant d'autres, mais pas vraiment comme le journaliste politique que je suis. Ceux qui vont se battre pour le pouvoir en 2017 : Hollande, Sarkozy ou Marine Le Pen appartiennent à des générations approximatives. Comme moi. Leurs drames sont des meurtres de couloir. Nous manquons dramatiquement de substance. Une grande partie de la culture contemporaine sophistiquée, la seule qui restera, nous indiffère, englués que nous sommes dans la déferlante numérique et le divertissement. Pourquoi avoir consacré tant d'années à la politique ? Alors que les plus brillants de nos représentants ne suscitent plus la moindre magie. C'est à la fois une vraie passion et une vraie routine. Les élections comme le Tour de France ou Roland Garros."

Et puis un jour, tout a basculé, poursuit Guillaume Durand. Qui souligne qu'il sortait d'une croisière tragique en Croatie et il a explosé en plein vol en 2003, à quelques jours d'une grande émission prévue avec David Bowie.

"Encore aujourd'hui, je ne sais pas comment j'ai pu donner le change. Probablement la solitude et les livres pour éviter la noyade. Certainement ma famille. Les années suivantes, j'ai essayé de me reconstituer tout en travaillant. Puis, est arrivé un autre jour bizarre. Je rentrais de Biarritz au milieu du mois d'août. Des types patibulaires attendaient quelqu'un au pied de chez moi dans le désert d'un square "modianesque" du XVIème arrondissement : le jardin du Ranelagh. Le soir même je me suis assis sur un canapé blanc fatigué. Mais le plus éreinté des deux, c'était moi. Mon cœur s'est brutalement emballé. Je suis devenu comme presque un million de Français : un arythmique, c'est-à-dire un type qu'on prend pour un hypocondriaque ou un condamné.

Je n'ai pas choisi d'écrire et de raconter tout ça. C'est devenu nécessaire, comme une aventure qui nous emmènera dans les coulisses de ma vie, dans des salles d'hosto, avec de grands artistes, mais aussi en Sierra Leone, à Beyrouth, à Shanghai ou au Congo. J'essaye modestement à travers ce livre de me sortir de mon "Apocalyse Now" personnel en souriant. Et en tentant une écriture arythmique. Pas les mémoires classiques d'un journaliste."

 

Bien sûr, Guillaume Durand a rencontré « tout le monde », les plus grands fauves de la politique et du monde des affaires, de la musique et du sport, comme en témoignent mille scènes émouvantes, tragiques ou drolatiques de ce livre… mais les amateurs de mémoires classiques de journaliste peuvent passer leur chemin.
Enfant d’un pays à la périphérie de la gloire, appartenant à cette génération approximative dont les drames n’ont été que des meurtres de couloirs, biberonnée au rock et à la peinture puis droguée à l’opium de la politique et du divertissement avant d’être speedée au sacre de l’argent fou, il raconte à sa manière déjantée, littéraire et mélancolique, les rêves perdus d’une jeunesse, la grandeur perdue d’une culture… et son apocalypse intime où se reflète celle d’une époque.
De Sierra Leone à Beyrouth, de Shangaï au Congo, quel est ce fantôme qui harcèle l’auteur de messages anonymes, ravivant les blessures intimes de l’enfance ?
« Mon cœur s’est un jour brutalement emballé. Je suis devenu comme presque un million de Français : un arythmique, c'est-à-dire un type qu’on prend pour un hypocondriaque ou un condamné » : bienvenue dans ces Mémoires arythmiques où les fils d’une histoire personnelle tissent peu à peu la tapisserie de notre aventure collective.

GRASSET

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