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Publié par Pascal 06/09 12h40

États-Unis, dans les couloirs de la mort : enquête inédite ce soir sur M6 (Extrait).

Présenté par Bernard de La Villardière ce dimanche 6 septembre 2015 à 23h00 sur M6 : États-Unis, dans les couloirs de la mort. Un documentaire de Julie Martin. Production Ligne de Front.

Plus de 3.000 condamnés à mort attendent leur dernière heure dans les prisons américaines. Avec 35 exécutions l'an dernier, les Etats-Unis figurent dans le top 5 des pays qui exécutent le plus, derrière la Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite et l'Irak.

Rodney Reed, un afro-américain de 48 ans, a été condamné à la peine capitale pour le viol et le meurtre d’une jeune femme blanche. Un crime qu’il a toujours nié. L'équipe de ce reportage l'a longuement rencontré dans les couloirs de la mort, au Texas, à quinze jours de son exécution. Vous découvrirez ses conditions de vie dans cette prison de haute sécurité. Vous suivrez ses fidèles soutiens (famille, amis, avocats) dans leur mobilisation. Rodney Reed serait victime de fausses accusations. L’enquête a été relancée. Une émission de radio s’apprête à dénoncer le scandale : instruction bâclée, corruption policière, racisme…

Anthony Graves, lui, fait partie des miraculés. Accusé à tort de meurtre, il devait être exécuté. Il a finalement été libéré. Et l’Etat du Texas lui a versé 1,5 million de dollars d’indemnités. Son cas n’est pas une exception. Tous les 3 mois, aux USA, un condamné à mort sort de prison pour erreur judiciaire. Et la peine capitale divise de plus en plus l’opinion publique. A peine un Américain sur deux y est encore favorable (contre 2 sur 3 il y a 10 ans).

D’autant qu’une polémique, celle des exécutions ratées, vient d’éclater dans le pays. Ces derniers mois, plusieurs condamnés ont agonisé de longues minutes avant de mourir. Principale raison : la méthode d’exécution par injection létale contenant du midazolam, un anxiolytique censé endormir le condamné avant son exécution mais dont les effets seraient inefficaces. Derrière cette affaire, une guerre sordide entre prisons et laboratoires pharmaceutiques, ces derniers refusant désormais de fournir du pentobarbital, un produit réputé plus actif pour l’injection létale.

 

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