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Publié par Pascal 11/10 7h00

Reportage sur les colombophiles ce dimanche sur TF1.

Gérard, Clara et Rémi sont les héritiers d'une discipline méconnue née dans le Nord de la France : la colombophilie. Leur passion pour les courses de pigeons voyageurs nous transporte dans un univers à part, où les plus beaux spécimens se vendent des dizaines de milliers d'euros !

Reportage diffusé ce dimanche après-midi sur TF1.

Ils sont 15 000 en France à perpétuer une tradition apparue à la fin de la Seconde Guerre mondiale. 15 000... colombophiles. Leur passion : les pigeons voyageurs !

Du printemps jusqu'à la fin de l'été, les courses rassemblent des dizaines de milliers de pigeons. Le principe est simple : un camion ramasse les pigeons chez leurs propriétaires pour les emmener sur la ligne de départ. Là, les volatiles sont lâchés et doivent rejoindre au plus vite leur pigeonnier, partout en France. Pour désigner le vainqueur, ce n'est pas la distance parcourue qui compte, mais la vitesse moyenne du pigeon pour retourner jusqu'à son pigeonnier.

Gérard Ledoux est quatre fois champion de France de la discipline. Il a même fait de la colombophilie son métier en ouvrant l'unique magasin en France consacré aux pigeons voyageurs. Et le samedi, il ne rate jamais les départs de courses qui sont donnés près de chez lui, dans la Somme, comme ce matin de printemps où il assiste à l'envol de 40 000 pigeons. " Je me suis levé à cinq heures du matin, le lâcher dure dix secondes, mais je ne le regrette pas ! C'est impressionnant, c'est beau, ça me fait frissonner " s'enthousiasme-t-il.

Clara, elle, est l'une des benjamines de la discipline. A 10 ans, elle perpétue une tradition familiale. C'est son grand-père qui lui a transmis le virus de la colombophilie. " Toute petite déjà, elle venait avec moi aux pigeons. Elle s'asseyait sur les paniers, les boites à grains, et les pigeons venaient sur sa tête et ses épaules " raconte-t-il. Clara élève aujourd'hui une quarantaine d'oiseaux, participe à des courses et est classée deuxième de sa catégorie dans le Pas-de-Calais, son département.

Dans le Lot, Rémi, lui, est le " sudiste " de cette tradition dont la grande majorité des pratiquants se trouve dans le Nord de la France. Mais Rémi, à 25 ans, est l'un des plus mordus. Chaque jour après sa journée de travail comme infirmier, il passe deux heures dans son colombier. L'entretien des cages, les soins des oiseaux, leur alimentation... Il ne laisse rien au hasard. Avec un objectif : remporter l'une des courses les plus prestigieuses : lâchés à Bruxelles, ses champions doivent parcourir près de 800 kilomètres pour rentrer chez lui.

Crédit photo © DR.

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