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Publié par Pascal 04/10 11h33

Soirée Warren Beatty ce dimanche sur Arte : film et portrait.

Star aux multiples casquettes - acteur, producteur à succès, scénariste et réalisateur oscarisé avec Reds -, Warren Beatty est à l'honneur ce dimanche sur ARTE : programmation dès 20h45 du classique La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan, suivi d’un documentaire inédit signé Olivier Nicklaus. Un portrait romanesque raconté par Chiara Mastroianni, composé d’images d’archives et de séquences d’animation, qui convoque quatre décennies de cinéma.

 

La fièvre dans le sang

Une petite ville du Kansas en 1929. Deanie, fille unique de parents modestes, et Bud, qui a pour père un baron du pétrole, s’aiment passionnément. Écartelés entre le désir qui les taraude et les interdits d’une société puritaine, ils n’ont d’autre espoir que le mariage. Mais leurs familles, engoncées dans leurs préjugés, sociaux ou moraux, s’opposent à ce projet

D'Elia Kazan (1960) avec Warren Beatty et Natalie Wood

 

Warren Beatty, une obsession hollywoodienne

Documentaire d’Olivier Nicklaus avec la voix de Chiara Mastroianni (2015, 52mn)

De son premier grand rôle au cinéma (La fièvre dans le sang, 1961) jusqu’à son dernier film en date (Bulworth, 2001), il aura cherché et fui avec la même ardeur les feux des projecteurs.

Irrésistible incarnation du mâle américain et collectionneur de femmes, l’acteur-producteur-scénariste et finalement réalisateur oscarisé Warren Beatty incarne à lui seul le génie, la candeur et les excès d’Hollywood. Devenu, dès l’âge de 30 ans, grâce à Bonnie and Clyde, prince de ce royaume du cinéma qu’il a passionnément voulu conquérir, il mettra la même obstination à se dérober à ses diktats, se réfugiant dans le silence à intervalles réguliers et rejetant projets et rôles. Sa flamboyante carrière se lit à l’aune de cette ambivalence, à l’image de la brève campagne à l’élection présidentielle de 2000 que cet homme de gauche entame avec fougue puis abandonne subitement, sans donner d’autre raison que son envie d’être ailleurs. Avec, peu-têtre, une exception : Reds, son deuxième film en tant que réalisateur, couronné d’un Oscar en 1981.

Ce perfectionniste, capable de travailler des années sur un projet qui lui tient à coeur, n’est-il devenu star que pour convaincre les studios de faire du journaliste communiste John Reed, épouvantail de l’Amérique, le héros d’une éblouissante fresque hollywoodienne ? C’est l’une des séduisantes hypothèses avancées par Olivier Nicklaus dans ce portrait romanesque, à la mesure de son sujet, composé exclusivement d’images d’archives et de séquences d’animation, qui traverse quarante ans de cinéma, entre modernité et nostalgie.

 

Photo issue de Bonnie & Clyde © Collection Christophe L.

 

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