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Publié par François 06/11/2015 10H50

Ce soir, Les heures souterraines de Philippe Harel, d'après le roman de Delphine de Vigan.

Dans un Paris oppressant se croisent les destins parallèles de deux êtres en souffrance. Une mélodie urbaine et intime d’une grande justesse, adaptée du roman de Delphine de Vigan.  C'est ce que propose ARTE ce vendredi en première partie de soriée avecle téléfilm français inédit Les heures souterraines.

Meilleur unitaire et meilleure interprétation féminine au festival de Luchon 2015. Prix Jérôme-Minet, Fipa 2015.

Téléfilm de Philippe Harel. Scénario : Philippe Harel, d’après le roman éponyme de Delphine de Vigan. Avec : Marie-Sophie Ferdane (Mathilde), Mehdi Nebbou (Thibault), Éric Savin (Jacques Pelletier), Sandrine Le Berre (Laetitia), Carolina Jurczak (Lila) .

À Paris, un beau lundi de septembre, Mathilde voit se lever le jour avec angoisse. Cadre dans une grande entreprise, cette jeune veuve qui élève seule ses trois garçons, subit depuis des mois le harcèlement brutal de son chef, qui cherche à la pousser à la démission.

Dans un hôtel de Normandie, au lendemain d’un morne week-end amoureux, Thibault, médecin urgentiste dans la capitale, se décide à rompre avec Lila, dont il ne supporte plus l’indifférence.

À deux reprises, dans le fourmillement aveugle de la grande ville, ces deux êtres en souffrance vont se frôler sans se rencontrer, puis se croiser une fois encore, au terme d’une journée harassante.

Philippe Harel : "Ma femme, Sylvie Bourgeois, qui est écrivain, devait rencontrer l’éditrice Karina Hocine (Lattès, NDLR). Il se trouve que Karina Hocine est aussi l’éditrice de Delphine de Vigan. Elle est revenue à la maison avec Les heures souterraines. J’ai tout de suite été attiré : le sujet, la façon dont il était traité, cette alternance de deux personnages destinés l’un à l’autre mais qui passent leur temps à se rater… "

Delphine de Vigan : "On s’est rencontré, et Philippe m’a raconté sa lecture du roman. Je connaissais son travail et sa vision m’a plu. Cela s’est passé ensuite de la même manière que pour No et moi, adapté par Zabou Breitman : une fois que je suis d’accord sur la personne qui va porter le projet, je ne m’en mêle plus. Une adaptation, c’est toujours une interprétation : un auteur s’empare du travail d’un autre pour se l’approprier. Parfois, c’est une trahison, et il y en a de très belles…"

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lyre 07/11/2015 18:27

Film touchant et instructif sur la psychologie humaine; fragilité des uns qui subissent l' inhumanité de certains autres...On attend la rencontre des deux personnages principaux avec délice. Elle reste subtilement suggérée et c'est encore mieux ainsi...Merci Arte pour cette programmation.