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Publié par Pascal 24/11

En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon.

France 5 se mobilise ce mardi 24 novembre, la veille de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et propose Au nom des femmes, une soirée spéciale présentée en direct par Marina Carrère d'Encausse.

Le documentaire de Xavier Deleu Violences conjugales, au nom des femmes sera suivi d'un débat en direct animé par Marina Carrère d'Encausse.

Pour donner plus d'ampleur et de résonance à ce sujet de société, un dispositif numérique spécifique est mis en place avec un site dédié et une plateforme web contributive, permettant de témoigner, poser des questions, et de réagir avec le #violencesfemmes

Violences conjugales : document puis débat ce soir sur France 5.

Le film documentaire proposé en première partie de soirée :

Chaque année, en France, 200 000 femmes sont victimes de violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. Qui sont ces femmes ? Comment en sont-elles arrivées là ? Que prévoit la loi française pour leur venir en aide ? Derrière ces statistiques tristement stables, au-delà des destins très différents, on découvre des similarités dans le processus d’emprise et de soumission, d’escalade de la violence.

Pendant dix mois, en partageant le quotidien d’un cabinet d’avocates spécialisées, Xavier Deleu a suivi cinq femmes pour lesquelles des procédures judiciaires sont en cours. Toutes souffrent des séquelles des violences subies, d’autant que la séparation n’y met pas un terme. S’ensuivent souvent des disputes autour de la garde de l’enfant, des dénonciations calomnieuses de maltraitance, des menaces d’enlèvement ou de mort. Courageusement, face à la caméra, ces femmes et mères ainsi que leurs proches reviennent sur le processus qui les a conduites à se soumettre. Et dressent le portrait des hommes qui les ont piégées. Un état des lieux des violences faites aux femmes en 2015.

 

Le débat vers 21h55 :

Marina Carrère d’Encausse ouvre le débat en compagnie de personnalités, témoins, médecins, juristes et professionnels du monde associatif. Ensemble, ils tentent de répondre à de nombreuses questions : qui sont les victimes et qui sont les bourreaux ? Confrontées à un mari violent, pourquoi les femmes restent-elles ? Comment ces femmes meurtries parviennent-elles à refaire leur vie ? Quels sont les dispositifs mis en place pour les aider, et sont-ils efficaces ? Quel est l’arsenal juridique chez nos voisins européens ? Comment protéger les enfants, victimes collatérales des violences conjugales ? Les hommes violents peuvent-ils guérir ?…

Tout au long de cette soirée spéciale, les téléspectateurs et internautes peuvent eux aussi poser leurs questions via Twitter, par SMS ou sur le site dédié france5.fr/ soireespeciale et réagir à la soirée avec le #violencesfemmes.

Les invités :

Rokhaya Diallo. Militante féministe, elle participe à la grande campagne « L es voix des femmes » contre les violences faites aux femmes.

Caroline De Haas. Ancienne secrétaire générale de l’UNEF, elle a créé le collectif Osez le féminisme et a été conseillère auprès de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes.

Dr Mathieu Lacambre, psychiatre au CHRU de Montpellier et président de la Fédération française des Centres Ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles.

Sylvie Moisson. Procureure générale de la cour d’appel de Lyon, elle a été la première femme nommée procureure de la République au tribunal de Bobigny en 2009.

Virginie, 30 ans, victime de violences conjugales pendant plusieurs années.

Ernestine Ronai, coordinatrice nationale « V iolences faites aux femmes » de la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF ) et responsable, depuis 2002, de l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes.

Xavier Legrand, réalisateur d’Avant que de tout perdre, consacré aux violences faites aux femmes, César du meilleur court-métrage en 2014.

Diariata N’Diaye. Jeune artiste nantaise, elle a créé une application pour programmer des numéros de proches à alerter en cas d’agression, grâce à un SMS préprogrammé qui envoie la géolocalisation. Encore en test, cette application sera finalisée en janvier 2016.

 

Web :

Pour donner plus d’ampleur et de résonance à ce sujet de société, France Télévisions Editions Numériques a lancé une plateforme de témoignages : www.francetv.fr/violencesconjugales.

Cette plateforme est un espace d’expression anonyme, interactif et ouvert à tous. Sécurisée et sécurisante, elle permet de libérer la parole et de prendre conscience des réalités de ces violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. La plateforme est un relais : outre le recueil des témoignages de victimes de violences conjugales, elle propose des liens et des informations utiles, et met en avant le numéro d’écoute anonyme 39 19 géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes.

www.francetv.fr/violencesconjugales est accessible sur le Web, sur tablettes et smartphones (iOS et Android).

 

Commenter cet article

Darmon Solange 24/11/2015 22:27

la justice n'est pas à la hauteur, comme dans beaucoup d'autres domaines et finalement les auteurs de coups envers les conjoints ont encore de beaux jours devant eux avant d'être interpellés.

offret isabelle 24/11/2015 19:40

j ai moi même subit des violences conjugales , de ce fait je m intéresse toujours aux dossiers qui abordent ce sujet . l incompréhension générale de l entourage qui apprend trop tard ce que l on a subit est souvent la même : " pourquoi es tu resté ? pourquoi n as tu rien dis ? " , vous savez que la raison pour laquelle nous restons dans cette enfer est :l espoir que cela s arrange au début , la peur , la dépendance économique , puis viennent ensuite la dépression , l isolement , la honte, l incompréhension , mais ce qui m étonne que vous n ayez jamais abordé et compris à travers vos recherches est surtout que lorsque nous subissons des traumatismes du à la violence , la psyché a le réflexe, que l on nome : la mémoire traumatique ! celle qui dans un instinct de survie " range " dans la mémoire plus ou moins loin le souvenir de événement traumatisant afin de tenir et rester debout !!! C est un élément trés important !!! qui aiderait les victimes à sortir de la culpabilité , car oui, en plus de la souffrance subit physiquement et (ou) la souffrance psychologique , nous portons une terrible culpabilité : d un sentiment de lâcheté , d avoir laissé nos enfants dans un tel environnement toxique ... tout cela me permet d en parler en connaissance de cause , la psychothérapie , de groupes de paroles de victimes de violences , m ont permis de comprendre comment et pourquoi le temps passe et avec celui ci la vie nous échappe dans un enfer ... heureusement c est à présent un mauvais souvenir impossible à oublier . je vais regarder avec grand intérêt votre émission de ce soir ... cordialement , merci à tous et à cette adorable Marina ... isabelle O