Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par François 08/12/2015 11H40

A voir dès ce mardi : Jésus et l'islam, série documentaire inédite.

ARTE diffuse "Jésus et l'islam", la nouvelle série documentaire de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur ce soir, demain et jeudi (7 x 52 minutes).

 

Jésus, figure fondatrice du christianisme, est aussi un personnage exceptionnel dans le Coran. Pourquoi ? Comment ? Les auteurs de « Corpus Christi » mènent l’enquête auprès de vingt-six des plus grands spécialistes mondiaux et explorent l’émergence de l’islam du temps de Mahomet.

 

"Cette série présente un caractère exceptionnel. De grande envergure sur le plan télévisuel, elle réunit, pour la première fois, l’élite des spécialistes internationaux, notamment plusieurs chercheurs de tradition musulmane. Avec eux nous explorons en sept épisodes la prédication de Mahomet en nous appuyant essentiellement sur le Coran et sur la littérature de la Tradition musulmane.

Peu de gens le savent, y compris peu de musulmans et encore moins de chrétiens, dans le Coran, Jésus et Marie occupent une place éminente. Comment le juif de Galilée, après s’être mué en Christ fondateur du christianisme, est devenu au début du VII ème siècle de notre ère, au coeur de la péninsule arabique, « le messie Jésus, fils de Marie », le Jésus musulman du Coran, l’ultime prophète avant le prophète Mahomet ? 

A partir de l’analyse minutieuse de tous les termes de deux versets de la sourate IV du Coran, évoquant à leur manière la crucifixion de Jésus « en apparence », la série soulève peu à peu toutes les questions que pose le texte, tant dans ses dimensions théologiques que littéraires et historiques. C’est au carrefour des trois formes du monothéisme, dans la continuité du judaïsme de Moïse et du judéo-christianisme de Jésus, que nous mène cette enquête qui cherche à reconstituer l’émergence de l’islam dans une région païenne, très marquée pourtant par les influences bibliques et la proximité des églises syriaques. Comme nous l’avons fait dans nos séries précédentes, nous voulons nous en tenir aux seuls témoins fiables de cette histoire, les textes. Ce travail de critique textuelle et historique suppose une audace. Une audace assumée notamment par les chercheurs de tradition musulmane qui se risquent à réfléchir à voix haute, à distinguer ce qui relève de la foi et ce qui relève de l’histoire. Pour eux, comme pour les chercheurs occidentaux, il s’agit de mettre l’histoire en perspective.

La première chose à accepter est de s’affranchir de la dogmatique comme des fausses évidences car dans ce domaine, comme pour la critique biblique, il n’existe aucune réponse définitive mais des questions qui nous aident à réfléchir. Certaines hypothèses permettent de dégager des consensus, d’autres font débat, voire polémique tant l’écart est immense entre les lieux communs qui circulent sur l’islam et ce que sait et dit la recherche". 

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur

 

 

Ce mardi, épisodes 1 à 3.

 

Episode 1 LA CRUCIFIXION SELON LE CORAN

Aux versets 157 et 158 de la sourate IV, le Coran relate la crucifixion de Jésus de manière très différente de la tradition chrétienne. Jésus y est crucifié « en apparence ». Ceux qui ont assisté à la scène auraientils été victimes d’une illusion ? Quelqu’un d’autre aurait-il été crucifié à sa place ? Jésus est-il vraiment mort sur la croix ?

 

Episode 2 LES GENS DU LIVRE.

D’après la sourate IV du Coran, « les gens du Livre », en l’occurrence dans le contexte les Juifs, revendiquent la mort de Jésus. Contrairement à l’Histoire, ils affirment qu’ils l’auraient crucifié. Pourquoi cette invraisemblance, pourquoi cette auto-accusation ? Pourquoi le Coran polémique-t-il autant avec les Juifs d’Arabie, alors qu’il se montre fidèle à la tradition biblique ?

 

Episode 3 FILS DE MARIE.

Le Coran accorde une place éminente à Marie, la seule femme dont il cite le nom. Pourquoi Jésus est-il toujours présenté comme « fils de Marie » ? Quelles sont les implications de cette expression, qui semble relayer « la terrible calomnie » dont Marie aurait été l’objet ? Pourquoi passe-t-elle pour être la soeur d’Aaron et de Moïse, alors qu’un millénaire les sépare ?

 

Commenter cet article

Mourey 09/12/2015 11:03

Arte se trompe lourdement en ne faisant remonter le Protévangile de Jacques qu'au III ème siècle alors que son auteur dit textuellement qu'il l'a rédigé à la mort d'Hérode, soit en l'an - 4. Cela change tout, car il ne s'agit là, au départ, que de la venue d'un Jésus espéré, né d'une vierge, alias population sainte d'Israël, alias Marie, et de la "semence" des prêtres Joseph revenue d'Égypte. Il s'agit d'un texte prophétique codé. Les auteurs qui suivent ne font qu'écrire ce qui leur semble le meilleur accomplissement de la prophétie d'où des variantes. Vouloir y retrouver les bribes de la parole de Dieu, selon, semble-t-il, un intervenant, est une erreur colossale et gravissime.

En revanche, le Coran a raison de ne voir en Jésus qu'un prophète, à l'image des autres prophètes, groupes de conjurés parlant au nom de Dieu, comme je l'explique par ailleurs, quoique prophète hors du commun. L'épître de Jacques (an - 4) le voit, en image, christ du ciel dans le ciel (Ja, 1,1). Le prologue de l'évangile de Jean le fait descendre en esprit et en parole dans le sein - dans la chair - des communautés esséniennes (Jn 1, 14). Ce Jésus s'est "manifesté" (1Jn 1, 2) dans les consciences et dans le conseil révolutionnaire de Galilée qui a succédé au conseil essénien, lequel était composé de douze membres (Rouleau de la Règle, VI 14 - 20). Ce Jésus, enfin, est remonté au ciel après avoir "goûté" la mort, un court moment sur terre (He 2, 9). Nous sommes toujours dans l'allégorie et dans l'histoire d'une parole dont il est dit qu'elle est descendue du ciel.

Quant à Mahomet, étant prophète, il n'a existé qu'en tant que conseil de sept membres; la légende des sept dormants le prouve, comme je l'explique par ailleurs sur Agoravox.

Ce n'est pas le premier article que j'y publie sur le sujet http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-sens-caches-du-coran-170406, mais il est vrai qu'Arte et autres grands médias préfèrent s'adresser aux plus grands savants de la terre, pauvre terre !

Je pense aux 130 victimes du Bataclan, et à celles qui, malheureusement, vont suivre, à cause des mauvaises interprétations de ces textes religieux et je crie au scandale. Il est grand temps, plus que temps d'affirmer et de démontrer, une bonne fois pour toutes, que rien ne descend du ciel et que tous ces textes ne sont que des productions humaines.