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Publié par Pascal 31/12 14h18

Bande-annonce du film L'orchestre de minuit (participation de Gad Elmaleh).

Bande-annonce du film L’ORCHESTRE DE MINUIT, réalisé par Jérôme Cohen Olivar.

Dans les salles début mars 2016.

Avec Avishay Benazra, Aziz Dadas.

Et la participation de Gad Elmaleh.

A la demande de son père, Mickael Abitbol est de retour au Maroc, son pays natal après l’avoir quitté trente plus tôt. Il n’a aucun souvenir de cette période faste pendant laquelle son père était un célèbre musicien andalous et directeur de L’Orchestre de Minuit. Les retrouvailles ne sont que de courte durée car son père s’allonge sur son lit en jouant de son instrument favori mais ne se réveillera plus. C’est en voulant rapatrier le corps de son père qu’il va faire la connaissance d’Ali, véritable fan de son père et partir à la rencontre des membres de l’Orchestre de Minuit…

L’idée du film m’est venue tout à fait par hasard, lors d’un dîner où j’ai rencontré le chanteur Marcel Abitbol. C’était à Paris, pour le mariage de sa fille. A la fin de la cérémonie, il s’est levé et a commencé à jouer du violon. J’ai trouvé cette partition très jolie et je suis allé vers lui, on a commencé à disctuer. En lui posant quelques questions, j’ai senti qu’il jouait sa nostalgie du Maroc, une nostalgie qu’il ne voulait pas admettre. C’est cette espèce de dichotomie entre sa volonté de cacher ses blessures et son adaptation presque forcée en France qui donne un clash intéressant entre sa personnalité et son choix de vie, et qui était le propre de beaucoup de gens qui ont quitté le Maroc et qui ont fait le choix de partir à la quête d’un avenir meilleur.
Ces gens là se sont, pour la majorité, trompés dans leur choix de vie fondamental ; ils ont perdu une espèce de paix de vivre qu’on a quand on est dans son propre pays, c’est l’essence du juif marocain nomade. Donc j’ai ressenti ça, et ça m’a renvoyé vers mon propre parcours. Je suis moi-même parti comme Avishay à l’âge de 17/18 ans, pour les Etats Unis où j’ai fait mes études, travaillé un peu, puis rentré au Maroc en 2003 C’est là où j’ai réalisé mon premier film marocain « Kandisha » qui m’a valu une pluie de critiques par rapport à mon identité, ce qui m’a poussé à vouloir dire que je ne suis pas français ou canadien, je suis marocain !
Et plutôt que de m’exprimer avec des mots, j’ai préféré faire ce film pour répondre à mes interlocuteurs imaginaires de la manière qui me correspond le plus et leur montrer qui je suis réellement. J’ai donc réalisé ce film très simplement, avec un budget modeste fait de quelques fonds privés et de l’argent du centre cinématographique marocain, sans avoir d’objectif en dehors du fait de vouloir m’exprimer

Jérôme Cohen Olivar

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