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Publié par François 07/12/2015 12H25

Du lundi au vendredi à 17h45 sur ARTE, cette semaine puis la semaine prochaine.

Sarah Schwarz, artiste de cirque franco-allemande, nous emmène dans un tour du monde des cirques comme nous ne les avons jamais vus. Cette fildefériste, qui a collaboré avec les plus grands avant de créer son propre cirque, le Piglet Circus, est passionnée par l’imaginaire et l’histoire des cirques. Tous racontent l’ancrage des peuples dans leurs traditions et leur adaptation à la modernité. Car sur la piste, les spectacles mélangent et réinventent sans cesse les différentes cultures, des plus grands chapiteaux aux petits cirques itinérants. Un voyage à travers la planète, entre poésie, rire, et frisson.

 

A la découverte des cirques du monde, dès ce lundi sur ARTE (10 épisodes)

LUNDI 7 DÉCEMBRE INDE

Les origines du cirque indien se perdent dans une histoire multimillénaire, où se mêlent religions, exodes et présence coloniale. Il y a plus de 4000 ans, les peuples d’Inde étaient déjà célèbres pour leurs contorsionnistes. À Chowpatti Beach, la plage du centre-ville de Bombay, Sarah Schwartz s’engage sur les traces du cirque moderne indien et de ses descendants et nous fait découvrir le Rambo Circus avec sa troupe itinérante. Shanu est l’un des trois cracheurs d’eau indiens, mais le seul à introduire également dans son estomac des poissons rouges.

 

MARDI 8 DÉCEMBRE QUÉBEC

Les coulisses du plus grand cirque du monde : le Cirque du Soleil. Pionnier du cirque contemporain, il réunit plus de 1300 artistes, des ateliers de confection, où s’affairent des dizaines d’artisans, aux salles d’entraînements. Ses inspirations sont multiples : orientales pour ses acrobaties, européennes pour sa scénographie et américaines, pour sa démesure et son organisation. Cette année, pour Kurios, le metteur en scène s’est inspiré des cabinets de curiosité et des grandes découvertes industrielles du XIXe siècle.

 

MERCREDI 9 DÉCEMBRE FRANCE

Chaque année 14 millions de personnes en France vont au cirque. Erigé par Philip Astley, le père du cirque traditionnel, Paris a accueilli son premier cirque fixe dès 1782. Depuis, la France joue un rôle central dans le rayonnement du cirque traditionnel. Au coeur de cette histoire, l’illustre dynastie Bouglione, qui occupe depuis 80 ans l’un des derniers cirques en dur de France, joyau d’architecture impériale : le Cirque d’Hiver. Sampion Bouglione ouvre les portes du musée privé de la famille, où les photos de Richard Avedon côtoient les costumes de Vicaire, le costumier spécialiste des habits de clown.

 

JEUDI 10 DÉCEMBRE ESPAGNE

Voyage à Valence, une ville devenue un point d’ancrage pour de nombreux artistes de cirque. C’est là que le cirque Grand Félé a pu se mélanger à d’autres arts de la culture locale. Sarah y retrouve Rafael, le spécialiste de la grande époque du cirque Espagnol. Sur la piste du Grand Félé, l’ambiance nostalgique de la féria est à l’honneur et les danseuses se mêlent aux trapézistes et aux clowns. À Séville, le cirque a pris d’autres influences, en partie orientales et européennes. La troupe du Varuma Teatro répète des numéros mêlant cirque contemporain et flamenco.

 

VENDREDI 11 DÉCEMBRE MEXIQUE

Depuis plus de 200 ans, le Mexique, pays qui rassemble les grandes civilisations amérindiennes et l’héritage européen, figure parmi les grandes nations du cirque traditionnel. L’une des plus innovantes compagnies de cirque contemporaines, Le Circo De Mente, revisite les traditions mexicaines ancestrales. Sarah Schwarz assiste à une représentation étonnante, où tous les artistes sur scène se maquillent pour célébrer la mort. Une fête datant du dernier empereur aztèque il y a 3500 ans. À Coetzalan se pratique encore un rituel acrobatique précolombien remontant au premier millénaire, le rituel des hommes oiseaux, les voladores. À l’origine, cette danse était une prière au dieu soleil pour la fertilité de la terre et des récoltes.

 

LUNDI 14 DÉCEMBRE ÉTHIOPIE

À mille lieues des terres traditionnelles du cirque, c’est seulement au début des années 90 qu’un artiste canadien a introduit les arts de la piste en Éthiopie. À Addis Abeba, la capitale, Sarah retrouve Dereje, le responsable du Fekat Circus, qui lui propose de participer au spectacle. La suite du voyage l’emmène dans la ville de Debere Berhan, dont est originaire le plus grand cirque éthiopien actuel, baptisé le Cirque pour tous. L’orchestre joue sur les instruments traditionnels éthiopiens, notamment le Masinko et le Kebro. D’Addis-Abeba à la vallée de l’Omo, en moins de vingt ans, les artistes locaux se sont forgé une identité en inventant un cirque aux couleurs éthiopiennes.

 

MARDI 15 DÉCEMBRE RUSSIE

Le cirque Bolchoï, le plus grand cirque sédentaire du monde, déploie des moyens colossaux et une machinerie à la pointe de la technologie pour éblouir les 3400 spectateurs qu’il peut accueillir. Ici s’activent sans relâche 700 personnes, dont 300 artistes. À la tête de ce cirque, Sarah rencontre Edgar Zapashny, un artiste issu de l’une des plus fameuses dynasties du cirque russe. Sarah nous fait également découvrir le village Tsovkra, situé dans le Caucase au sud de la Russie, qui a fourni à l’Union Soviétique la quasi-totalité de ses funambules entre 1950 et 1980. Héritier de ces danseurs de cordes, Ramazan perpétue la tradition auprès de jeunes élèves. Sur son invitation, Sarah participe à la fête en montant sur le fil sous le regard étonné des villageois.

 

MERCREDI 16 DÉCEMBRE SUISSE

À l’image de son pays, l’opulence et la rigueur du cirque Knie lui vaut aujourd’hui une réputation internationale. La particularité de ce cirque tient en grande partie à la qualité de ses dresseurs. Chaque matin, Michael et Rebecca entraînent 35 chevaux et 21 poneys pour le spectacle du soir. L’art du dressage des éléphants est une autre particularité du cirque Knie et se perpétue encore aujourd’hui de père en fils. Très onéreuse, la présence des éléphants au cirque reste une rareté. Tous les jours, il ne faut pas moins de 350 kilos de foin, 18 kilos de bananes et 100 kilos d’avoine pour nourrir les trois pachydermes que Franco Knie connaît depuis qu’il est enfant.

 

JEUDI 17 DÉCEMBRE MAROC

Si on ne trouve pas ou peu de chapiteau, c’est parce qu’au Maroc le cirque se pratique sur la plage, dans les rues, ou au sein des prestigieuses écuries du roi… Aujourd’hui, Tanger est devenue la capitale marocaine de l’acrobatie. Mohammed Hamish appartient à une longue dynastie d’acrobates. Il a réussi sa vie d’artiste sous les plus grands chapiteaux du monde avant de rentrer finalement dans son pays. Sarah Schwarz retrouve aussi un autre enfant rentré au pays, Sadek, un artiste cavalier, qui rend hommage aux traditions équestres millénaires du Maroc.

 

VENDREDI 18 DÉCEMBRE JAPON

L’archipel nippon a longtemps cultivé l’isolement et son ouverture tardive sur le monde a engendré un savant mélange de traditions jalousement préservées et d’extrême modernité. Sarah Schwarz découvre le grand cirque Kinoshita. Son spectacle revisite des siècles de costumes et de maquillage caractéristiques du Japon, passant tour à tour du théâtre Kabuki aux samouraïs sans oublier les mangas. Le numéro le plus traditionnel du spectacle est la version japonaise du fil de fer : l’équilibre sur bambou, où l’artiste est suspendu à plus de deux mètres du sol.

 

Crédit photo © Bonne compagnie.

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