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Publié par Pascal 05/12 15h43

Document inédit, sur ARTE : Chambord, le château, le roi et l'architecte.

Chambord, le plus célèbre des châteaux de la Loire, reste aujourd’hui le plus énigmatique.

Du projet d’un pavillon de chasse voulu par le jeune François 1er à l’un des plus majestueux chef-d’oeuvres de la Renaissance, en passant par les rêves futuristes de Léonard de Vinci, une enquête sur l’énigme Chambord est diffusée ce samedi. En première partie de soirée sur ARTE.

Sans rival, Chambord, le plus célèbre château de la Loire, demeure une énigme sur laquelle se penchent depuis des générations historiens, chercheurs et architectes. Imaginé par le jeune roi François Ier, épris de chasse et de chevalerie, ce « rêve de pierre » n’en finit pas de susciter la perplexité cinq siècles après sa construction, d’autant qu’aucun plan du projet initial n’a été retrouvé. Pourquoi le souverain entreprend-il ce chantier titanesque au milieu des marécages, en 1519 ? Qui en fut l’architecte ? Et comment a été élaborée cette oeuvre de génie à l’allure féérique ?

Cette enquête passionnante, ponctuée par de belles évocations fictives, assemble peu à peu le puzzle de sa mystérieuse architecture.

Document inédit, sur ARTE : Chambord, le château, le roi et l'architecte.

Le 25 janvier 1515, François 1er, à peine âgé de vingt ans, est couronné Roi de France. En septembre de la même année, celui qu’on surnomme « le roi guerrier » remporte sa première bataille à Marignan au sud de Milan en Lombardie. ll découvre alors les merveilles de la Renaissance italienne et le génie de Léonard de Vinci qui le suit en France en 1516. En mai 1519, Léonard de Vinci s’éteint au Clos Lucé.

Six mois plus tard, commence la construction de Chambord. Le château s’élève alors comme un hommage au grand maître italien et une affirmation dans la pierre du pouvoir royal. C’est la personnalité du roi qui s’exprime pleinement dans ce monument qui s’apparente davantage à un lieu sacré ou une oeuvre d’art qu’à un simple pavillon de chasse.

Un prince passionné d’architecture qui ne pouvait s’empêcher de croquer les édifices qu’il visitait au cours de ses voyages. Un homme que l’on décrit alors comme « noble d’allure et joyeux de caractère », amoureux des arts et des belles lettres et qui apprend à manier les concepts et l’éloquence dès son plus jeune âge. Mais aussi un guerrier fougueux et volontaire, qui aime les jeux violents et les parties de chasse interminables. Enfin, un grand séducteur qui mène « sa petite bande » à l’écart de la cour pour profiter des plaisirs de la chair entre deux batailles.

Raconter l’histoire du chantier de Chambord, c’est en même temps raconter les jeunes années du roi et de sa joyeuse cour itinérante. Car les déplacements de François 1er suivent le rythme des saisons et des rencontres diplomatiques, et on raconte qu’il disparaissait régulièrement plusieurs jours de suite dans une forêt profonde accompagné de ses amis proches. Le parc et la forêt qui entourent le château sont donc voulus et ordonnés dès l’origine par un prince à qui la vie urbaine ne convenait guère. Si Fontainebleau est une affirmation du pouvoir par les arts, Chambord est l’affirmation du pouvoir par l’architecture. Chambord concentre en effet en un seul lieu une multitude d’éléments novateurs peu connus à l’époque, de l’escalier à double entrée, au plan en croix grecque en passant par la voûte à caissons.

Un rêve architectural devenu réalité par la seule volonté d’un roi.

(ARTE)

Crédit photos © Ludovic Letot - ARTE.

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