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Publié par Pascal 26/01 6h35

Ce mardi sur ARTE : Irrespirable, des villes au bord de l'asphyxie.

De Paris à Pékin, la pollution atmosphérique fait déjà des millions de morts par an. ARTE propose ce mardi, en première partie de soirée, une enquête édifiante, qui cartographie les plus graves méfaits de la pollution à travers le monde.

Documentaire de Delphine Prunault, co-écrit avec Valérie Rossellini.

Les récents débats sur le réchauffement climatique ont quelque peu éclipsé une tragédie aux conséquences immédiates : la pollution atmosphérique. Cette tueuse de masse est responsable de 7 millions de morts prématurées par an dans le monde, et d’un nombre incalculable de maladies. Chauffage urbain, transports routiers et rejets industriels contribuent à saturer l’air des métropoles de gaz et de particules fines si toxiques que les scientifiques parlent d’« airpocalypse » en devenir. La Chine et l’Inde, par exemple, sont en alerte sanitaire permanente. Une crise d’autant plus complexe que la pollution se déplace et ignore les frontières...

Enquête d’une portée internationale, le documentaire dresse le bilan de santé d’une planète malade de ses excès, avec toute la rigueur requise par la gravité de la situation. Il s’attache à expliquer très clairement les différentes formes de pollution à travers les continents et leurs répercussions sanitaires, avec notamment les effets moins connus des pesticides émettant des particules déportées par les vents… vers les villes.

À ce versant pédagogique répond un volet pratique, la journaliste et réalisatrice Delphine Prunault consignant certaines conseils pour échapper à l’asphyxie – notamment à Paris (ne pas rester paradoxalement vitres fermées dans les embouteillages, éviter les feux de cheminée, etc). S’interrogeant sur le manque de courage de certains élus, le documentaire évite le catastrophisme sans appel, mais recense les prises de conscience, qu’elles soient scientifiques ou politiques. À São Paulo, où un labo multiplie les autopsies, comme à Grenoble, où est étudié l’impact des émanations sur la natalité, le savoir progresse. Et les initiatives vertueuses se multiplient : Mexico et Londres ont su réduire leur dangerosité grâce à des mesures de circulation drastiques, quand Berlin reste la pionnière d’une politique verte d’envergure. Autant d’actions dessinant les contours d’un paysage mondial contrasté, entre laisser-faire coupable et initiatives prometteuses.

Ce mardi sur ARTE : Irrespirable, des villes au bord de l'asphyxie.

La crise est la meilleure ennemie
de la pollution.
Vrai... En 2013, une étude révèle qu’en Grèce, après
six années de crise, les taux de dioxyde d’azote ont
baissé de 30 à 40 %. En effet, un tiers des petites
et moyennes industries ont mis la clef sous la porte
et les gens se déplacent moins en voiture...
… et faux. Dans le même temps, le taux des particules
fines PM2.5, autre polluant atmosphérique, explose.
L’explication ? Restant chez eux avec un pouvoir
d’achat moindre, les Grecs se chauffent avec des
combustibles de faible qualité, comme du bois ou
des matériaux issus de déchets.

Pour éviter l’asphyxie, il vaut mieux rouler en
auto qu’en vélo.
Faux. L’habitacle d’une voiture est un piège à
monoxyde de carbone et à dioxyde d’azote dans
lequel le conducteur étouffe. L’air inhalé par le
cycliste est bien moins saturé d’agents toxiques…
à condition de ne pas stationner derrière un poids
lourd.

Il ne sert à rien de porter un masque en tissu
pour se protéger.
Vrai. Un masque n’est d’aucune utilité contre les
particules fines qui passent entre les mailles et
finiront toujours par atteindre les poumons. En
revanche, il peut atténuer les odeurs de la pollution.

Pour échapper au smog, courez !
Faux. Mieux vaut éviter, durant les jours très pollués,
d’augmenter les litres d’air inspirés (quinze mille
par jour sans faire d’effort) et donc la quantité de
polluants inhalés. Préférer le vélo d’appartement, à
la limite, ou le Scrabble, moins énergivore.

La ville de Chartres est plus polluée que Paris.
(Presque) vrai. Les pics de pollution parisiens à
l’ozone ne stagnent presque jamais au-dessus de la
ville : les vents déplacent souvent les masses d’air
vers… Chartres.

On peut contrôler soi-même le niveau de
pollution.
Vrai. Des capteurs à prix réduits couplés à des
smartphones ont récemment fait leur apparition.
Les citoyens peuvent faire de la science participative
et devenir des collecteurs d’infos.

Crédit photos © Scientifilms

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