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Publié par Pascal 26/03 14h35

Etat d'urgence, vu de l'Intérieur : reportage de Serge Moati ce samedi (18h40).

Reportage diffusé ce samedi 26 mars à 18h40 sur ARTE.

Serge Moati et Yoann Gillet plongent dans les coulisses opérationnelles de l’état d’urgence instauré après les attentats de mi-novembre. Un film exceptionnel avec les interventions de Bernard Cazeneuve et des acteurs majeurs du ministère de l’Intérieur, qui témoignent parfois pour la première fois.

Prolongé par le Parlement le 20 novembre pour trois mois supplémentaires, l’état d’urgence a finalement été prorogé en janvier, jusqu’au 26 mai. Pour comprendre ce que recouvre cet état d’exception, Serge Moati et Yoann Gillet entreprennent d’en décrypter les mécanismes. Au plus près du terrain, le film suit notamment des gendarmes durant des opérations de contrôle au poste frontière de Cambrai, une planque de nuit avec des policiers chargés de surveiller les allées et venues autour d’une mosquée fermée par mesure administrative ou le déroulement d’une réunion à la préfecture du Val d’Oise.

Les deux réalisateurs précisent les contours des missions des policiers du S.C.R.T. (Service Central du Renseignement Territorial, ex-Renseignements Généraux), des hommes du RAID, le corps d’élite de la police nationale, et donne la parole aux principaux acteurs chargés de la mise en oeuvre de l’état d’urgence sur le territoire, avec en premier lieu, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et des cultes.

"Face aux craintes des défenseurs des droits de l’homme, des menaces que pourrait faire peser «la chasse au faciès» sur la cohésion nationale et les interrogations sur la manière dont nous pourrons en sortir dans l’avenir, Serge Moati et Yoann Gillet s’émancipent de la polémique en suivant un seul fil rouge, celui de la pédagogie", est-il annoncé.

Serge Moati : "Le 13 novembre au soir, au moment où se déchaînait cette abjecte sauvagerie, j’étais à une projection organisée par ARTE. Comme tout le monde, j’étais hébété, bouleversé par ce qui était en train de se passer à la fois pour des raisons collectives, en tant que citoyen, mais aussi personnelles puisque mes trois enfants habitent le XIe arrondissement et que l’un d’eux participait à un anniversaire organisé à La Belle Equipe, un bistrot « raffalé » où de nombreuses personnes ont trouvé la mort. J’ai immédiatement senti qu’il fallait tourner. Tout s’est fait très vite avec la chaîne et l’équipe d’ARTE Reportage. Comme j’avais réalisé l’année précédente un film sur le ministère de l’Intérieur après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, je me suis rendu tout de suite Place Beauvau. Et là, feu vert."

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