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Publié par Pascal 01/06 12h35

En salles aujourd'hui : Ils sont partout, avec Gainsbourg, Poelvoorde, Dany Boon, Damiens.

Gros casting pour la comédie française ILS SONT PARTOUT, d'Yvan Attal, en salles dès ce 1er juin : Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Dany Boon, Charlotte Gainsbourg, Grégory Gadebois, Denis Podalydès, Gilles Lellouche, François Damiens, Marthe Villalonga, Popeck, Patrick Braoudé...

Un long-métrage à l'origine d'un sévère "coup de griffe" dans les critiques ciné du Parisien ce matin...

Synopsis : Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. Lors de séances chez son psy, Yvan parle donc de ce qui le concerne : son identité, être français et juif aujourd’hui. Mais ces rendez-vous sont aussi et surtout une sorte de fil rouge reliant entre elles plusieurs histoires courtes qui tentent de démonter, sur le mode tragi-comique, les clichés antisémites les plus tenaces !

Scénario : Yvan Attal et Emilie Frèche.

Yvan Attal a décidé de faire ce film quand il a senti que l’antisémitisme grandissait dans ce pays.

"Il y a déjà une dizaine d’années, quand Dieudonné a commencé ses mauvaises blagues et que je me faisais traiter de paranoïaque en le soupçonnant d’antisémitisme. J’ai commencé à écrire et puis j’ai laissé tomber, pour faire d’autres films. Probablement que le désir était encore à cette époque un peu flou ou que la nécessité de parler n’était pas encore assez forte. On ne choisit pas son sujet c’est lui qui vous choisit. Il s’est imposé à moi malheureusement quelques années plus tard. Avec Mérah et Halimi... Avant Janvier 2015. La colère est montée. Celle de ne pas être assez entendu, celle de ne pas se sentir un Français comme les autres. Donc j’ai eu envie d’en parler, mais la parole je ne pouvais la prendre qu’au cinéma. Il était temps à 50 ans de faire un film pour parler de quelque chose qui me tenait réellement à coeur !

Je n’avais pas encore de producteur, j’ai voulu écrire tout seul dans mon coin, quand Thomas Langmann m’a appelé et m’a proposé de faire un film avec lui. Je l’ai prévenu que j’étais en train d’écrire un film un peu particulier et il m’a répondu « Tu viens faire ce que tu veux ». C’est ainsi que je me suis retrouvé avec un producteur qui m’a laissé toute liberté avec ce projet. Il a compris que c’était une chose très personnelle. J’ai cherché à ce moment là un coscénariste, Emilie Frèche s’est imposée. Elle avait déjà beaucoup travaillé sur le sujet.

On a écrit ce scénario et puis tout d’un coup est arrivé la tragédie de Charlie Hebdo et l’hyper cacher. Le scénario était déjà dans les chaînes en lecture. Le jour où je suis arrivé chez France 2 pour défendre le projet, il y avait dans le bureau une télé avec la prise d’otages en direct de l’hyper cacher... Mais mon film n’est pas du tout un film d’actualité mais un film de société. Il parle du malaise que je ressens en tant que juif, dans mon pays, la France".

Crédit photo © La Petite Reine / David Koskas

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Esther 28/04/2016 23:15

Merci Yvan, qu'est-ce que ça fait du bien, juste en voyant la bande annonce, que j'ai hâte de le découvrir, enfin quelqu'un qui dénonce tous ces clichés que j'encaisse personnellement depuis toujours, quelle belle réponse que l'humour?
Tout se passe très bien avec tout le monde jusqu'au jour où un prôche te balance devant tous les amis parce qu'il a été décu par la prestation du vendeur, "tu vois c'est la caricature du juif", je me suis fait avoir, il s'appelle untel, ou bien, si le nom ne sonne pas juif, "il doit être juif celui là".
Je suis en Guadeloupe et j'espère que ce film sortira très vite ici.

jphfr56 18/04/2016 13:30

Une succession de clichés n'a jamais fait un film. Et encore moins un bon.