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Publié par Pascal 27/04 6h50

En salles dès ce mercredi : Les habitants, de Raymond Depardon.

en salles dès ce mercredi 27 avril 2016 : le documentaire Les habitants, de Raymond Depardon, à qui on doit les documentaires Reporters, Faits divers, Urgences, 10ème chambre, Délits flagrants, La vie moderne.

Raymond Depardon part à la rencontre des Français pour les écouter parler, dan sune caravane. De Charleville-Mézières à Nice, de Sète à Cherbourg, il invite des gens rencontrés dans la rue à poursuivre leur conversation devant nous, sans contraintes, en toute liberté.

Raymond Depardon :

"Début 2015, Claudine et moi allions repartir pour des repérages d’un nouveau film dans le désert du Tchad. Mais, compte tenu des événements tragiques en France et en Afrique, nous avons préféré le reporter et nous consacrer à donner la parole aux Français. C’est ainsi que nous avons démarré la production du film.

L’idée du film m’était venue quand j’avais photographié la France de 2004 à 2010. J’avais pris beaucoup de plaisir à écouter des conversations dans la rue et je m’étais dit qu’il fallait absolument filmer ces échanges, mais pas n’importe comment. Il fallait que je crée un dispositif pour donner une unité de regard sur tout le territoire, comme dans mon travail avec la chambre photographique, lourde et encombrante, qui m’oblige à faire toujour le mêm cadre.

La solution fut de transformer une petite caravane toute simple en studio ambulant, de l’installer à proximité des lieux de passage, au plus près des gens de la rue, et de les filmer dans toute la France. Nous accostions des gens déjà disponibles une demi-heure, pour parler devant la caméra des sujets qui les motivaient, les préoccupaient ou les enthousiasmaient. Pendant qu’ils poursuivaient leurs conversations à l’intérieur de la caravan,e isolés des regards et des bruits extérieurs, assis face à face sur des tabourets de chaque côté d’une petite table, avec entre eux une large fenêtre sur la rue, je les filmais de profil.

Le principe était de ne surtout pas leur poser de questions, de les rassurer, puis de disparaître de leur vue derrière une cloison afin de les laisser parler tranquillement. L’équipe technique devait aller vite, mais eux pouvaient prendre tout leur temps.

Les « couples » étaient très à l’aise. Cela dépassait mes espérances ! C’était incroyable ! Très vite, ils nous oubliaient et abordaient très naturellement leurs préoccupations."

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