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Publié par Pascal 10/04 13h05

Nuit tragique au moulin : un inédit de Faites entrer l'accusé ce dimanche.

Nuit tragique au moulin. Un numéro inédit du magazine Faites entrer l'accusé, ce dimanche 10 avril 2016 à 22h25 sur France 2. Rendez-vous présenté par Frédérique Lantieri. Un document de Magali Cotard.

Le samedi 9 janvier 2010, les secours suisses reçoivent l’appel d’un homme paniqué : la femme de son père est morte, chez elle, au Moulin de Vaux-sur-Morge, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. Il a essayé de la réanimer pendant 1 heure. Sans succès. Il est 21h16.

Ce coup de fil va déclencher plus de deux ans d’instruction, trois expertises médico-judiciaires et deux procès. Car l’homme à l’origine de l’appel, un brillant généticien français, est accusé, dès les premières heures de l’enquête, d’avoir assassiné sa belle-mère. A l’arrivée des secours, Catherine Ségalat baigne dans une mare de sang, au sous-sol de sa maison. Elle porte des plaies sur le visage et le cuir chevelu. Quand les policiers demandent à son beau-fils pourquoi il a tenté de la réanimer au lieu d’appeler les secours, il parle d’un téléphone à l’étage… D’un moment de panique. Il explique qu’il l’a trouvée au pied de l’escalier, mais qu’il l’a déplacée pour essayer de la sauver. Il explique aussi qu’il s’est changé et qu’il a nettoyé la pièce…

Mais l’homme porte de nombreuses marques rouges sur le visage. Des griffures qu’il attribue au massage cardiaque « frénétique » qu’il a opéré : les bijoux de Catherine l’ont sûrement blessé ! Des explications que les policiers mettent aussitôt en doute. D’autant que les experts retrouvent l’ADN du généticien français sous un ongle de Catherine. Et la reconstitution, réalisée quatre jours plus tard accable encore le beau-fils.

Tantôt confus ou « pinailleur », tantôt théâtral ou fuyant, l’homme se défend mal. Ses avocats, ont beau y lire les symptômes d’un homme en détresse, anéanti et fatigué par trois nuits en prison, la police suisse continue de le croire coupable d’avoir poussé Catherine dans l’escalier, avant de l’achever au sous-sol. Pour preuve : ses griffures étranges au visage et un trou de 2 heures dans son emploi du temps.

Une bataille d’experts commence alors sur les causes et l’heure de la mort. Malgré l’absence de mobile, l’absence d’aveux, l’absence de témoins, l’accusation renvoie le généticien devant une cour d’assises. L’homme est jugé à deux reprises, en 2012, en Suisse. Deux procès, pour deux verdicts opposés.

Crédit photo © Gérard Bedeau - France 2.

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