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Publié par Pascal 24/04 6h52

Villages en péril ce dimanche après-midi sur TF1.

Un commerce qui part, c'est un peu de l'âme d'un village qui disparaît. Mais depuis quelques années il n'est pas rare de traverser des bourgs désertés par les commerces comme par les habitants. Boulangerie qui ne trouve pas de repreneur, épicerie qui met la clef sous la porte ou école menacée de fermeture. A chaque village son combat ! Pourtant, partout en France, ils sont nombreux à se battre contre cette fatalité.

Reportage diffusé ce dimanche après-midi sur TF1, vers 14h45.

Les équipes de ce sujet ont rencontré des Français qui ne veulent pas laisser mourir leur village.

En Bretagne, Laurent Gavinet est le maire de Séglien, un village de 700 âmes. Le dernier commerce, une épicerie, a fermé. Depuis, c'est Monsieur le maire et ses adjoints qui tiennent boutique chaque matin pour dépanner leurs administrés. Laurent se lève aux aurores pour distribuer pain et journaux dans un local communal : "C'était un devoir envers nos administrés de mettre cela en place, de garder du dynamisme. Surtout pour les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer ! Mais cette situation n'est pas pérenne !" explique Laurent. Le maire s'est lancé un défi : ouvrir une épicerie communale au plus vite, si possible en un mois. Mais tout reste à faire : aménagement du local, approvisionnement en marchandises, recrutement d'un gérant... c'est une course contre la montre qui a commencé.

A Vialas dans les Cévennes lozériennes, les 400 habitants du village craignent de voir leur boulangerie fermer sa porte. Les boulangers, Michel et Anne, sont venus de Belgique il y a six ans pour relancer un commerce dans cette commune rurale isolée. Pari réussi ! Ils sont devenus des figures de la vie locale. Mais à 60 ans passés, ils aspirent à une retraite bien méritée. Cela fait un an qu'ils cherchent en vain un repreneur. "C'est important que ça soit repris, parce qu'on est fiers de ce qu'on a fait, et on veut que le village continue à vivre. Mais il faut trouver quelqu'un qui ait envie de s'installer dans un milieu rural, avec ses avantages et ses inconvénients" raconte Michel.

Dans la Sarthe, Jean-Marc Lambert, le maire de Conflans-sur-Anille, se bat pour sauver son école, menacée par la fermeture d'une classe. La commune de 500 habitants se dépeuple. En 25 ans, elle a perdu 12% de ses habitants. Résultat : l'une des classes risque de fermer par manque d'élèves. Pour attirer des familles avec enfants, Jean-Marc, le maire, à dû se résoudre à un sacrifice : brader ses terrains à 1 euro le mètre carré, au lieu de 12 euros. "Visiblement notre village n'est pas assez attractif, alors on se dit que proposer des terrains à 1 euro le mètre carré, ça permettra de convaincre des acquéreurs qui hésitent un peu. Et notamment des familles avec enfants pour l'école ! ", explique Jean-Marc. Mais il doit encore convaincre les élus du conseil municipal, et surtout attirer des acheteurs ! Il s'est donné 6 mois pour réussir son pari.

Crédit photo © DR.

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pierre RABEC LE GOLOAHEC 04/09/2016 18:56

Bonjour,
je suis intéresse par la gérance de 'épicerie en Bretagne
merci de répondre