Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Pascal 16/05 7h19

Parents adoptifs : le témoignage de Judith Norman dans Sept à Huit (vidéo).

Témoignage diffusé dimanche 15 mai en avant-soirée sur TF1, à la fin du magazine hebdomadaire Sept à Huit présenté par Harry Roselmack.

Judith Norman a adopté sa fille Mina en Ethiopie. Abandonnée dans un orphelinat, elle a alors 13 mois. Après plusieurs années de bonheur, la fillette devient agressive avec sa famille, jusqu'à gifler sa mère, à l'âge de 14 ans. Depuis, Judith cherche à comprendre les raisons de ce drame familial, de son impuissance à rendre Mina heureuse.

Dans le portrait de la semaine, par Thierry Demaizière et Alban Teurlai, elle raconte son histoire pour dire que parfois, l'amour des parents adoptifs ne suffit pas à apaiser le mal-être et la souffrance d'enfants déracinés. Elle lève le voile sur un tabou, pour dire à d'autres parents qu'ils ne sont pas seuls.

Judith a évcrit un livre paru l'hiver dernier, édité par Les Liens qui Libèrent.

"Mauvaise Mère commence le jour du trente-deuxième anniversaire de Mina. Jour où, pour la énième fois, celle-ci va lever la main sur Judith, sa mère adoptive, parce qu'il n'y a pas de foie gras avec le champagne... Judith va alors se mettre en retrait pendant cinq mois au cours desquels elle va revisiter sa vie – tenter de reconstituer le puzzle de ce drame familial, de cet échec.

Qu'a-t-elle fait, qu'ont-ils fait, pour en arriver là ? Qui est responsable ? Mina, abandonnée en Ethiopie à l'âge de quatre mois, arrivée à un an en France, dont les traumatismes invisibles se transforment en violence ? Judith, «mauvaise mère», parce que malgré son amour, elle n'est pas parvenue à rendre Mina heureuse et épanouie dans sa famille d'adoption ? Lionel, père adoptif, qui va, dès l'arrivée de Mina, subir le chantage affectif de cette enfant qui a déjà «tellement souffert» ? Ou encore Elise, née du couple sept ans avant l'arrivée de Mina, enfant brillante que Mina ne pourra jamais égaler ?

Autour de cette famille en souffrance, assistantes sociales, psychologues, psychiatres, médecins ou médias renvoient à Judith l'image d'une mère incapable d'accueillir, de construire, de rendre Mina à la normalité. Capable d'amour, là où l'amour seul apparaît impuissant."

Commenter cet article