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Publié par Pascal 22/06 13h36

Dans les yeux d'Olivier Delacroix : spécial burn out ce mercredi soir.

A ne pas louper ce mercredi à 22h50 sur France 2, le très bon rendez-vous qu'est Dans les yeux d'Olivier Delacroix.

Le burn out est un état dépressif lié au milieu professionnel. Derrière cette définition laconique se cache une réalité humaine douloureuse. Des hommes et des femmes touchés par ce fléau du XXIe siècle racontent. Olivier Delacroix a recueilli leurs témoignages. Loin des théories et des interprétations, il entre dans le vif du sujet et rencontre les personnes qui ont été touchées de près par le burn out.

Au travers de leurs témoignages, il propose une radioscopie des environnements à fort potentiel pathogène qui les ont conduites au bord du gouffre, voire au-delà.

Yonnel, ex-salarié de France Télécom ; Sophie ex-présidente de son agence de communication ; Paula, brigadière de police ayant frôlé le suicide et, enfin, Ilma, veuve de Nicolas, directeur de la communication à La Poste, qui a mis fin à ses jours le 25 février 2013 après plusieurs mois de surmenage. Tous ont en commun d’avoir été très déçus dans leurs idéaux professionnels. Ils étaient très investis dans leur travail, trop :

Le surmenage professionnel est encore considéré en France comme une maladie de « looser ». Pourtant, 12 % de la population active se trouve en situation de burn out potentiel ou avéré, soit environ 3,2 millions de personnes, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Le burn out n’est pas un syndrome nouveau. Dès 1974, il prend les contours d’une maladie grâce aux travaux du psychanalyste Herbert J. Freudenberger. Il décrit le syndrome comme une perte d’enthousiasme accompagnée de différents symptômes : fatigue, insomnie, maux de tête, troubles gastro-intestinaux. Il dit : « Les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Et sous la tension produite par un monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer, comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »

Mais aujourd’hui encore, lorsqu’on évoque un burn out, la définition qui suit reste bien souvent floue, et la frontière entre vie professionnelle et privée, très ténue. Est-ce vraiment une maladie ? S’agit-il d’une dépression liée exclusivement aux conditions de travail ou due également à la dégradation de la vie personnelle ? Les deux sphères étant de plus en plus perméables, il devient difficile d’évaluer les origines exactes du syndrome. Néanmoins, les témoignages confiés à Olivier Delacroix ne laissent aucun doute quant au poids du travail dans la responsabilité de l’effondrement psychologique.

Le 17 février 2016, le député de la 11e circonscription des Yvelines, Benoît Hamon, a déposé une proposition de loi visant à faire reconnaître le burn out comme une maladie professionnelle.

Crédit phoot © Prod.

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Vincent 26/09/2016 17:00

Chaque histoire liée au burnout est différente et nous révèle à chaque fois une profonde chute. Il modifie celui qui est touché au plus profond de lui, souvent dans l'incompréhension de son entourage : Professionnel ou le Burnout reste un des sujets Tabous dans de nombreuses entreprises et ou revenir après est douloureux voire insurmontable, Personnellement car la famille et les amis se révèlent stupéfaits et impuissants dans les 1ers temps et doivent subir eux aussi ce bouleversement.
Se relever n'est pas aisé et le temps n'est pas le même pour tous.
Il faut tout réapprendre: à se faire confiance, à faire confiance aux autres et surtout il faut réapprendre à avoir envie à nouveau pour en sortir...
C'est souvent en menant un travail sur soi, une quête de sens que l'on arrive à remonter. On peut alors envisager ce que l'on veut Vraiment et se remettre en action.
Ce phénomène je le connais, il m'a fait chuter et je m'en suis sorti. Aujourd'hui j'ai retrouvé ce Sens et le met au service de ceux a qui il peut arriver de chuter.
N'hésitez pas à me contacter pour en parler vincent.creveau@senseup.fr

bernier 01/07/2016 00:50

les employeurs cachent tout : accident de travail ( ils proposent des postes aménagés ), comme ça, la prime ne "saute pas " !
Et il y en à d'autres

bernier 01/07/2016 00:31

je suis dans ce cas et je ne sais pas m'en sortir ! encore ce soir ! et je ne sais plus quoi faire ! j'ai besoin d'aide. Je ne sais pas si je vais aller au travail demain ! j'ai éteins tous mes téléphones pour êtres tranquille !

MICHEL 24/06/2016 15:43

je suis la veuve d'une personne qui a subit le burn out et harcélement hiérarchique ; il en est mort - procédures et jugements en cours pour que les choses se sachent ; voici le discours que j'ai prononcé lors de ces obsèques ; bon courage à toutes les personnes qui mènent le combat pour ne pas tomber dans l'oubli d'une société où qui fait des morts et des handicapes à vie :
« A travers mes paroles d’aujourd’hui se sont celles que Philippe aurait voulu vous dire.
Le mobbing ou harcèlement moral n’est pas une maladie mais le mobbing peut rendre malade et faire mourir.
Philippe n’a pas eu peur de vous en parler, vous collègues, vous famille ; il en est juste mort !
La situation n’a que trop trainé et elle ne s’est pas améliorée malgré la confiance en lui-même retrouvée !
Philippe depuis quelques temps avait retrouvé espoir et avait diagnostiqué qu’il était « burnout », caractérisé par un épuisement professionnel et physique.
Philippe a fait de la résistance mentale et physique face à son harceleur qui jour après jour n’a pas hésité à la disqualifier en abusant de ses fonctions, dans le but d’assouvir ses pulsions narcissiques.
Cette personne a eu envers Philippe des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits qui ont porté atteinte à son intégrité physique.
Ce harceleur a mis en péril des emplois, des vies et à dégrader un climat social.
Aujourd’hui Philippe est devant vous « allongé » et « mort.
Il m’avait fait promettre que s’il lui arrivait quelque chose de grave, de ne pas laisser tomber son combat comme j’ai essayé de vous expliquer.
Je suis persuadée que vous collègues de travail, vous savez de quoi et de qui l’on parte !.
Que sa mort vous serve à prendre conscience que la victime c’est peut-être vous demain !
Il est temps amis, collègues, représentants de prendre conscience que certaines techniques de management normales servent aux desseins de pervers narcissiques.
Philippe ne doit pas être mort pour rien ; je n’aurai de paix que lorsque justice sera faite ; je le dois pour lui, pour son fils Luc (16 ans) qui a prodigué les premiers soins de secours à son père, à sa fille Léa (12 ans) qui n’arrive pas à retirer de sa tête l’image de son père allongé, foudroyé dans les toilettes publiques d’une banal aire de repos….
Alors là ! je pourrai regarder sans m’écrouler les photos de mon compagnon tant aimé, tant fusionnel.
Pour le moment, c’est la colère qui m’anime ; tout le monde savait personne n’a rien dit, rien fait ou trop tard !
Merci d’être là, c’est très réconfortant – AGIR C’EST MIEUX !
Pour Philippe. »

POULANGES 23/06/2016 16:48

j'ai regardé cette émission avec beaucoup d'intérêt, en effet je suis partie à la retraite anticipée après 40 ans passées à la SNCF. Mon dernier poste était un poste à responsabilités et suite à la mutation de mon dernier Cher=f d'établissement, celui qui l'a remplacé avait pour mission "je pense" de pousser ceux de mon âge à s'en aller. EN effet la modification sur l'âge de départ à la retraite a entraine de profondes restructurations dans l'entreprise mais pas franchement les mentalités et passé 55 ans nous sommes considérés comme des losers. Le nouveau Chef critiquait systématiquement mon travail, pire il avait embauché une intérimaire pour le refaire. J'ai commencé à très mal dormir, à perdre confiance en moi. Dans mon malheur j'ai eu la chance (si je peux appeler comme ça mes problèmes de santé) d'avoir besoin d'une prothèse de genou. J'ai donc été arrêtée 6 mois et j'ai pris conscience de ce qui se passait. J'ai réussi à remonter la pente et décidé de prendre ma retraite plus tôt que prévu. Je n'avais pas envie de m'enfoncer davantage dans la dépression. Mon médecin ne m'a pas permis de reprendre le travail avant mon départ et je suis partie 18 mois avant la date prévue. J'ai quand même eu le temps d'avoir un grave zona pour lequel j'ai encore des séquelles mais je retrouve mon équilibre.

BRAVIN 23/06/2016 16:01

Témoignages bouleversants et criants de vérité. Ce mode de management toxique est en voque encore à ce jour même dans les administrations. L'émission permet de réassurer les agents concernés : non ils ne sont pas fous, ils sont juste entourés de pervers !

Christele 23/06/2016 14:30

Je vous invite également à découvrir mon livre que je viens de publier sur amazon "Equi-vieS, du burn out à la performance". Le témoignage d'une femme qui a traversé l'expérience du burn out et qui en a fait une opportunité de renaissance. Celui d'une consultante en Relations Humaines qui en a développé une approche "Equi-vieS" pour accompagner les dirigeants d'entreprises et leurs équipes, les aider à rester en équilibre dans les périodes de déséquilibres.

brard-vautier 23/06/2016 01:24

Je suis en arret maladie depuis mars 2012, suite a un harcelement de mon superieur qui durait depuis plusieurs mois. Suite a une violente altercation, je me suis reveillee le matin ne sachant plus lire, ecrire ... le neant, videe, epuisee, plus envie de rien. J'etais secretaire de proviseur et j'adorais mon metier, je m'y investisais beaucoup, je ne comptais pas mes heures. J'etais une personne tonique, active, organisee qui aimait ma vie, maintenant je ne sors plus car j'ai peur de tout, je me laisse aller. Je me degoute. J'ai une enorme souffrance en moi et personne ne comprend mon mal-etre. Aidez-moi. Que puis-je faire pour m'en sortir et que l'education nationale reconnaisse ce mal comme une maladie professionnelle ou meme un accident de travail car cette altercation violente s'est passee dans mon bureau sur mon lieu de travail au lycee.