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Publié par Pascal 17/06 6h12

Et si on sauvait la mer ! Thalassa part à la rencontre de ceux qui s’activent sur le terrain.

Sauver la mer ? Il serait peut-être temps… Entre bons sentiments et réalités, Thalassa part à la rencontre de celles et ceux qui s’activent sur le terrain. Ils sont scientifiques, pêcheurs, ou bénévoles. Ils habitent au Belize, en France ou en Asie Centrale. Ils ont décidé de prendre leur destin en main.

A découvrir ce vendredi 17 juin à 20h55 sur France 3, avec Georges Pernoud.

- Il y a vingt ans Thalassa faisait la connaissance d’Aïsulu, une fillette qui vivait au Kazakhstan dans un décor de fin du monde. En contrebas de sa maison un cimetière de bateaux échoués sur la steppe symbolisait alors la plus grande catastrophe écologique du 20ème siècle : l’asséchement total de la mer d’Aral ! Cette très longue histoire débute en 1930 lorsque le pouvoir soviétique décide de transformer l’Ouzbékistan en pays du coton: l’archétype absurde d’une monoculture menée à marche forcée. Des milliers d’hectares de plantations sont alors irrigués en détournant l’eau des deux fleuves qui alimentent la mer d’Aral. Conséquence de la folie des hommes : la 4ème plus grande mer intérieure du globe recule, condamnée à disparaitre inexorablement. Les gens d’Aral refusent cette « fatalité », obstinément ils s’accrochent à ce qu’il reste de leur mer. En 1996 ils construisent une digue de sable et de roseaux de 22km de long, l’eau revient peu à peu mais tout s’effondre 3 ans plus tard. Aujourd’hui grâce à la mobilisation de toute la population, l’eau est de retour, la pêche et la vie aussi ! Revenue dans le village de son enfance, Aïsulu découvre un spectacle impensable il y a encore peu de temps : la « petite Aral » est à nouveau vivante.

- Comment protéger la plus grande barrière de corail de l’Hémisphère nord quand on est un pays minuscule, pas très riche et ignoré de la planète ? Coincé entre le Mexique et le Guatemala, le Belize doit assurer la sauvegarde de centaines d’atolls, de cayes, de lagons, et surtout de 7 merveilles de l’océan classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis qu’il est classé, le pays attire les touristes et les promoteurs… Pour se protéger, le Belize a délégué cette lourde responsabilité à une kyrielle d’ONG et des milliers de petites mains s’activent tout le long du récif corallien. Lisa sauve les coraux, Valentin replante les mangroves, Alexandre protège une espèce de mérous menacée, Rachel surveille les grands prédateurs… Est-ce suffisant ? Ça pourrait l’être si le gouvernement n’était pas lui-même une menace pour la barrière. Partout des îles sont vendues, rasées et transformées en résidences ou en hôtels de luxe, si bien qu’en 2009 l’UNESCO a inscrit les 7 sites du récif corallien du Belize sur la liste du patrimoine mondial en péril. Entre convoitise et label Unesco, le Belize tente de se racheter une image…

- « Les algues vertes c’est un désastre, ce n’est pas une richesse… » C’est le cri d’alarme lancé par Gilles Huet de l’association Eau et Rivières. Avec plus de 6 000 kilomètres de côtes, la France est sous la menace quasi-permanente d’une multitude de pollutions maritimes. En Bretagne, voilà plus de 40 ans qu’une invasion particulièrement tenace abime les plages de la côte : les algues vertes. Ces algues bénéficient des excès de la culture intensive pour proliférer. Ce fléau empoisonne les habitants du coin et les vacanciers en quête de sable blanc et de côte sauvage. Mais depuis quelques temps certains reprennent espoir. Le prototype d’une machine miraculeuse permettrait de récolter les algues avant qu’elles ne s’échouent …C’est un groupe agroalimentaire breton qui a eu l’idée de les exploiter en les transformant notamment en nourriture pour les animaux. Déjà certains s’inquiètent : peut-on transformer une pollution en ressource ? 

Crédit photo © Thalassa.

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