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Publié par Pascal 22/08 13h30

Érosion des falaises en Normandie : document inédit ce lundi soir.

Produite et réalisée par par Morad Aït-Habbouche, la série documentaire Sale temps pour la planète étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète.

Ce soir, à 20h50 sur France 5, rendez-vous en Normandie pour un épisode inédit.

Écrin de nature à l'extrémité de la France, la Normandie attire les visiteurs par ses 640 kilomètres de côtes faites de plages de galets, de falaises de craie ou de larges étendues de sable. Mais la région est soumise aux coups de boutoir de la nature. Tempêtes et érosion grignotent son patrimoine naturel. Le changement climatique et les activités humaines en augmentent les effets. Criel-sur-Mer, Étretat, Villerville : là où l'homme est venu s'installer, il est rattrapé par les colères imprévisibles des éléments. Éboulements, glissements de terrain, submersion marine : chaque hiver apporte son lot d'intempéries. Face à de tels phénomènes, certains élus tentent de lancer des travaux de protection de leur commune. Mais combien de temps encore ces ouvrages pourront-ils tenir ? Les falaises de craie, les maisons à colombages et les plages du Débarquement.... Tout ce qui fait le caractère unique de la région, serait-il, à terme, en péril ?

Via France 5 :

"Morad Aït-Habbouche pose ses caméras sur la côte normande. Les falaises crayeuses y sont soumises à des conditions extrêmes, la mer gagnant en moyenne sur la terre 10 à 15 centimètres par an. Une érosion que rien ne semble arrêter et qui va même en s’accélérant. Une conséquence du réchauffement climatique qui est aujourd’hui plus que jamais visible. Pas la peine d’aller à l’autre bout du monde pour se rendre compte des effets du réchauffement climatique. Morad Aït-Habbouche le prouve en se penchant cette fois sur les 640 kilomètres de la côte normande. Essentiellement composées de craie friable, ces falaises, de Criel-sur-Mer à Étretat, sont d’une beauté fragile. « C’est un paysage qui est très mobile. On le savait, mais on l’a nié », déplore le géographe Stéphane Costa. Avec son équipe, il surveille l’état d’avancement de l’érosion des falaises. Et le constat est sans appel : c’est près d’un million de mètres cubes de terre qui disparaît en moyenne chaque année. Le phénomène est simple, l’eau s’infiltre dans la craie poreuse et vient purger de sa masse sableuse et argileuse la falaise, qui s’effondre alors sur elle-même, provoquant éboulements et glissements de terrain.

Avec l’apparition des congés payés, la côte normande a connu au cours du XXe siècle une mutation démographique sans précédent. En a résulté une urbanisation qui n’a eu de cesse de défier les éléments. Plages, hôtels et villas, parfaitement sûrs il y a encore quelques années, sont aujourd’hui menacés par l’érosion du littoral. À chaque grosse pluie, chaque forte houle, ce sont plusieurs milliers de mètres cubes de terre qui risquent de se détacher de la falaise, emportant maisons, routes et monuments. Face à ce danger constant, les pouvoirs publics semblent impuissants. Tous les travaux de sécurisation s’avèrent voués à l’échec. Pourtant, les maires s’entêtent à protéger en priorité les lieux touristiques et économiques. Une solution à court terme et très coûteuse. À Ault, dans la Picardie voisine, ce sont 150 000 euros qui sont alloués tous les ans à la sécurisation des zones à risque". Ludovic Hoarau

Crédit photo © Elle Est Pas Belle La Vie.

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FEBVRE 24/08/2016 10:58

L'érosion des falaises n'a rien à voir avec le changement climatique.

Cela s'érode depuis des centaines d'années.

Morad Aït-Habbouche est-il au courant ?

S'agit-il d'intox ? Pourquoi ?