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Publié par Pascal 03/08 7h15

Grande soirée aux Chorégies d'Orange ce mercredi sur France 3.

Depuis le théâtre antique d'Orange, France 3 vous propose ce mercredi une soirée musicale présentée par Natalie Dessay avec Plácido Domingo.

En première partie de soirée, un film documentaire inédit, le portrait du grand chanteur Plácido Domingo : légende de l’art lyrique, ténor adulé dans le monde entier, devenu baryton ces dernières années, et metteur-en-scène. Une équipe a suivi Plácido Domingo pendant plusieurs mois sur différentes scènes européennes et lors de moments plus intimes. Un film réalisé par Andy Sommer et raconté par André Dussolier, qui nous éclaire sur son formidable parcours, de Madrid à New York, de Mexico à Vienne, et nous permet de rencontrer l’homme, chaleureux et passionné, le père de famille et même l’incorrigible supporter de football qu’est Domingo ! ​

La soirée se poursuit sur France 3 avec l’un des plus grands opéras jamais créés, La Traviata de Verdi filmé sur la scène des Chorégies d'Orange, au théâtre antique, par le réalisateur Andy Sommer qui nous fera revivre la tragique et célèbre histoire de Violetta Valery, la courtisane amoureuse inspirée par l’héroïne d’Alexandre Dumas.

Opéra en trois actes et un prologue sur un livret de Francesco Maria Piave d’après le roman d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias.

Avec Diana Damrau, Francesco Meli et Placido Domingo, l’Orchestre National Bordeaux-Aquitaine et les Chœurs des Opéras d’Angers-Nantes, Avignon et Marseille, sous la direction de Daniele Rustioni.

Mise en scène Louis Désiré. Scénographie et costumes Diego Mendez Casariego.

Dernier des trois opéras constituant la fameuse « trilogie verdienne » (avec Rigoletto et Il Trovatore), La Traviata naquit de la rencontre que fit Verdi lors d’un séjour parisien en 1851-52, avec la pièce de théâtre qu’Alexandre Dumas fils avait tirée de son roman La Dame aux camélias. Le sujet traité le touchait profondément parce qu’il faisait écho, pour lui, à sa vie privée. L’histoire de Marie Duplessis, qu’a contée Dumas, n’était pas sans évoquer celle de sa compagne, la cantatrice Giuseppina Strepponi, qui avait derrière elle un passé agité. Le concubinage qu’entretenait Verdi avec la chanteuse était fort mal accueilli par la bourgeoisie de Bussetto, près de Parme où ils vivaient, qui dénonçait sa conduite scandaleuse. Verdi, quant à lui, vit là l’occasion de dénoncer l’incompréhension et l’hypocrisie de la société qui l’entourait. C’était du reste la raison de ses séjours parisiens où il fuyait avec Giuseppina le conformisme bourgeois et provincial du petit duché italien. Renonçant aux grandes fresques historiques qui caractérisaient sa première période créatrice, de Nabucco à La Battaglia di Legnano, Verdi, profondément déçu par l’échec des révolutions italiennes de 1848-49, se replie sur un drame bourgeois, intimiste, qui exalte l’esprit de sacrifice d’une femme que transcende l’amour.

France 3

Crédit photo © Morgane Production.

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