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Publié par François 28/09/2016 14H40

Pourquoi les touristes boudent la Nouvelle-Calédonie ? Enquête ce soir sur France Ô.

Pourquoi, malgré d’innombrables atouts, les touristes boudent-ils cette destination qu'est la Nouvelle-Calédonie ? Enquête  ce mercredi en première partie de soirée sur France Ô sur l’archipel, au moment où celui-ci est à un tournant de son histoire…Un film de 52 minutes de Sandra Rude.

Depuis des décennies, la fréquentation touristique de la Nouvelle-Calédonie stagne autour de 100 000 visiteurs par an. C’est peu si l’on compare ce chiffre aux autres îles du Pacifique sud : 180 000 touristes se rendent chaque année en Polynésie française, 240 000 au Vanuatu et 800 000 aux îles Fidji ! Celle que l’on surnomme « le Caillou » est pourtant magnifique : elle possède le plus grand lagon du monde, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, la deuxième barrière corallienne après l’Australie, une culture riche et variée, portée par une population très métissée.

Chez les professionnels du tourisme, les hôteliers reprochent à Aircalin, la compagnie nationale qui détient le monopole du transport aérien, de pratiquer des tarifs prohibitifs et d’empêcher les compagnies low cost d’atterrir sur l’aéroport international de La Tontouta.

Les voyagistes dénoncent aussi le manque de structures d’accueil. Il y a pourtant urgence à diversifier l’économie de l’archipel, fondée essentiellement sur l’industrie du nickel, qui traverse actuellement une crise qui pourrait durer de nombreuses années. Le tourisme est également un moyen de conserver les populations sur place, en évitant l’exode vers Nouméa. Afin de promouvoir ce secteur qui ne pèse pour l’instant que 4 % du PIB, des lois de défiscalisation, à la fois nationales et locales, ont été mises en place. Les investisseurs qui créent des infrastructures touristiques se voient octroyer de considérables réductions d’impôts. Mais la loi est détournée depuis plusieurs années : appart-hôtels vendus finalement en appartements individuels, projets hôteliers pharaoniques de groupes privés financés par les impôts de la métropole…

Difficile par ailleurs de construire dans l’archipel, car les terres coutumières qui appartiennent au peuple autochtone kanak sont incessibles et inaliénables. Monter des projets immobiliers dans le nord de Grande Terre ou sur les îles Loyauté est un véritable casse-tête juridique, qui nécessite l’intervention de médiateurs capables de mettre investisseurs et propriétaires fonciers d’accord.

Crédit photo © Memento - Easy Compagnie.

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