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Publié par François 10/11/2016 9H50

Jean-Michel Aphatie : "Le journaliste politique a zéro pouvoir !"

On le retrouve sur la chaîne  FranceInfo le matin et également le samedi dans C l'hebdo sur France 5. Le journaliste Jean-Michel Aphatie est interrogé dans l'hebdomadaire Télé Obs paru ce jeudi.

Un entretien assuré à l'occasion de la sortie du livre "On prend (presque) les mêmes et on recommence". Où, est-il souligné, il affirme que la conquête du pouvoir repose systématiquement sur de fausses promesses.

Le journaliste politique a zéro pouvoir, juge Aphatie. "Depuis plusieurs années, la mode est au fact checking [la vérification par les faits]. Quelle influence cela a-t-il dans le débat ? Aucune. Fact checking ou pas, les hommes politiques peuvent répéter en boucle les mêmes mensonges. Et ils s’en moquent complètement ! Cela n’a pas l’air de heurter le citoyen. Non, dans ce débat-là, les journalistes n’ont aucun pouvoir. Ils sont un miroir, un vecteur de transmission d’un message."

Le journalisme ne façonne pas l’opinion publique, complète l'ex chroniqueur du Grand Journal. "Celle-ci est toujours autonome dans ses choix et ses déterminations. Au bout du compte, le citoyen fait toujours ce qu’il veut. On n’a jamais vu un homme politique affaibli par les mensonges qu’il a pu proférer. Aussi repérés soient-ils. Jamais !"

Quelle est l’utilité du journaliste, alors, est-il demandé à Jean-Michel Aphatie. "Nous sommes parfois en droit de nous poser la question" répond-il, ajoutant qu'i y aura toujours besoin de journalistes : pour témoigner, raconter, poser des questions. "L’utilité du journaliste est là. Mais son influence est très faible. Il ne pèse pas. S’il avait été influent, Jean-Marie Le Pen n’aurait jamais été qualifié en 2002 pour le second tour de l’élection présidentielle."

A propos du livre :

C'est un fait, en France nous aimons les beaux parleurs. Nous les applaudissons, nous les portons au pouvoir, puis nous les brûlons. François Mitterrand fut le premier très grand menteur de la Ve République. Jacques Chirac lui succéda, et ce fut pire encore. Depuis, à chaque élection présidentielle, des candidats nous promettent la lune et sont élus sur des engagements que, ils le savent très bien, ils ne tiendront pas.
Perçoit-on des signes de changement ? Dans l'immédiat, non. Ceux qui s'avancent pour 2017 ressemblent comme des frères et soeurs à ceux qui les ont précédés. On prend les mêmes, ou presque, et on recommence.
François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon et les autres, Jean-Michel Aphatie les a tous côtoyés. Avec une causticité réjouissante, mêlant souvenirs, anecdotes inédites et scènes étonnantes, il brosse les portraits de ceux auxquels nous confions notre destinée.

Flammarion

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