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Publié par Pascal 05/02 11h02

Toutes les Saint-Jacques ne se valent pas : enquête ce soir sur France 5.

Un document de Michel Guétienne, diffusé en première partie de soirée ce dimanche 5 février sur France 5.

C’est la reine des fruits de mer : la Saint-Jacques. Un plat de fêtes et une passion française : nous en sommes les plus gros consommateurs au monde. Mais attention aux apparences, toutes les Saint-Jacques ne se valent pas. Certaines sont gonflées à l’eau et d’autres présentent de gros risques sanitaires. Enquête sur le plus mondialisé des coquillages.

90 euros le kilo de noix décortiquée : la Saint Jacques vaut de l’or. Pour les pêcheurs français, c’est un pactole assuré, à condition de respecter des normes draconiennes. Cette coquille française est rare et donc chère. Elle ne suffit pas à répondre à la demande. Dans nos assiettes, 4 Saint-Jacques sur 5 sont importées. Les plus grosses quantités viennent de très loin : Russie, Viêt Nam, Argentine... L’un des principaux pays producteurs est le Pérou. Dans la baie de Sechura, la coquille fait vivre tout le monde : pêcheurs, transporteurs et trieurs. Avec des salaires à 3 euros de l’heure, la main d’œuvre est imbattable.

Problème : ces Saint Jacques low cost sont le plus souvent des pétoncles. Ces mollusques appartiennent à la même famille, celle des pectinidés. Mais ils sont considérés de qualité nettement inférieure. Pourtant, depuis 1996, l’Organisation Mondiale du Commerce permet de les vendre sous l’appellation de « Saint Jacques ». Les industriels se sont engouffrés dans la brèche et vendent des pétoncles comme Saint Jacques, dans leurs plats cuisinés surgelés.

À des milliers de kilomètres de la France, comment contrôler la qualité du produit ? Dans les pays producteurs, l’hygiène est souvent déplorable. Les coquilles sont régulièrement contaminées par des virus, comme celui de l'hépatite A, ou chargées de bactéries comme E. Coli. Pour se garder de tous ces risques, la meilleure solution reste de manger des coquilles françaises… et de saison ! 

Crédit photo © CAPA

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