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Publié par Pascal 09/03 13h47

Collection fiction-théâtre d’ARTE : Les fausses confidences avec Isabelle Huppert ce soir.

Sur ARTE ce jeudi à 22h30 : "Les Fausses Confidences", de Luc Bondy, avec Isabelle Huppert et Louis Garrel.

Cette adaptation filmée des Fausses confidences de Marivaux est l’ultime projet de Luc Bondy, metteur en scène et directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe disparu en 2015. Une œuvre singulière et élégante, entre théâtre et fiction.

Revisitant pour ARTE sa mise en scène de la pièce de Marivaux - événement de la saison théâtrale à sa création en 2014 puis reprise avec succès en 2015 - Luc Bondy a transformé le théâtre de l’Odéon en véritable studio de cinéma. Profitant de la réunion de sa prestigieuse distribution en 2015 (Isabelle Huppert, Louis Garrel, Bulle Ogier...), il a conçu pour ce projet hors normes un dispositif particulièrement inventif en s’emparant des lieux du théâtre les plus inattendus : foyer, sous-sol, terrasse, salons, studio de répétition, pour en faire le palais d’Araminte.

Ce film s’inscrit dans la collection fiction-théâtre » d’ARTE. Il est aujourd’hui le dernier témoignage du travail de Luc Bondy et l’occasion de rendre hommage à un créateur d’un immense talent, un humaniste profondément européen, dont l’œuvre a été plusieurs fois accompagnée par la chaîne.

Dorante, jeune homme désargenté, entre comme secrétaire chez Araminte, une riche veuve qu’il aime en secret. Le valet Dubois est déjà dans la place : il se fait fort de rendre Araminte amoureuse de Dorante. Mme Argante, la mère d’Araminte, voit d’un mauvais œil l’arrivée de ce nouveau secrétaire : elle veut que sa fille épouse le comte Dorimont et Dorante contrarie ses plans. Dubois, en distillant vraies et fausses confidences, arrivera à ses fins…

Marie-Louise Bischofberger-Bondy, collaboratrice à la réalisation : "Initié par la collection ficiton-théâtre d’ARTE, le projet a immédiatement séduit Luc, de plus en plus animé par l’envie de faire des films. Il en avait déjà réalisé deux – il disait d’ailleurs que si ses parents avaient émigré en Amérique et non en Suisse, il serait devenu réalisateur de cinéma. Et je pense qu’il a réussi un vrai film, et pas l’adaptation d’une pièce de théâtre au cinéma. Car au-delà de son intimité avec le texte, il voulait réinventer, avec un autre moyen, Les fausses confidences, qu’il avait montée. Marivaux l’a accompagné toute sa vie et les circonstances, spéciales, convenaient à son inventivité – il connaissait bien les acteurs et la pièce par cœur. Il a commencé à imaginer de tourner dans les espaces de l’Odéon, sa maison, puisqu’il y était tous les jours. Bien sûr, la langue de Marivaux se heurte à un réalisme trop «actuel», mais ce décalage même s’est révélé très enrichissant pour la forme du film. Luc a terminé le premier montage le 17 juillet, le jour de son anniversaire, juste avant les vacances, mais il n’a pas pu finir le film."

Crédit photo © Jess Hoffman

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