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Publié par Pascal 22/05 6h27

Sud Soudan : une nouvelle famine ? Document le 8 juin sur France 2.

Un reportage de Grégory Roudier, diffusé jeudi 8 juin sur France 2, lors du magazine Envoyé spécial.

La famine menace 20 millions de personnes au Yémen, en Somalie, au Sud Soudan et au Nigéria. L'ONU annonce même la « pire crise humanitaire depuis la fin de la seconde guerre mondiale ». La situation varie selon les régions et la gravité n’est pas la même, mais il existe un point commun : la guerre. Contrairement à la famine somalienne de 2011, responsable de 260 000 morts et principalement due à la sécheresse extrême, cette fois-ci, la famine est directement liée aux conflits armés.

Les équipes d’Envoyé Spécial se sont rendues au Sud Soudan. Le 21 février dernier, le plus jeune état d’Afrique a officiellement déclaré l’état de famine dans le pays. Actuellement, 42 % de la population – 4,9 millions de personnes – ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. La sécheresse est un élément aggravant mais le conflit entre le clan au pouvoir et l’opposition est extrêmement violent à l’égard des populations civiles. Le bétail est pillé, les récoltes sont détruites ou volées, des gens sont chassés de leurs terres et persécutés, ils sont regroupés de force dans des endroits où ils ne peuvent pas assurer leur subsistance. Sur place, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de nombreuses ONG tentent de faire face aux demandes de la population.

En hélicoptère, l'équipe de ce reportage s'est rendue dans la région du Jonglei, à Padek où vivent 50 000 personnes mais aussi 20 000 déplacés de guerre. Hommes, femmes, enfants, arrivés là après avoir fui les combats. Padek n’est pas un camp, mais une ville refuge, tenue par l’opposition, et dans une situation d’urgence alimentaire. Le CICR opère ici des « food air drops », des largages de nourriture par avion, plusieurs fois par semaine.

Habitants, déplacés, ils survivent grâce à cette aide et à la cueillette de baies sauvages. Ils doivent aussi partager les maisons, certains trouvent refuge dans les abris réservés au bétail. Chaque semaine, de nouveaux arrivants se présentent aux portes de la ville, en provenance des zones de conflit, leur sac à la main, le ventre vide.

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