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Publié par Pascal 18/06 13h35

Sarah Ourahmoune, la combattante : document inédit, produit par Mélissa Theuriau, ce soir sur Canal+.

A découvrir le dimanche 18 juin à 21 heures, pour les abonnés à Canal+.

Cédric Balaguier a accompagné le parcours exemplaire de Sarah Ourahmoune, pendant dix ans, jusqu’à sa consécration à Rio en 2016 où elle est devenue vice-championne olympique de boxe, catégorie poids mouche. Plus qu’un film de sport, plus qu’un film de boxe, son documentaire retrace l’histoire d’une combattante, est-il annoncé.

Réalisé par Cédric Balaguier. Écrit par Cédric Balaguier et Jean-Thomas Ceccaldi. Produit par Mélissa Theuriau pour 416 PROD.

Mélissa Theuriau :

"Depuis la création de 416 PROD, nous avons voulu raconter des histoires exemplaires, des destins de femmes et d’hommes qui écrivent une page de notre récit commun. Qui à la fois sont le reflet de notre société et savent, par leur créativité, l’inspirer, la faire bouger, la réinventer. Nous sommes touchés par les histoires de personnes qu’on qualifie d’"invisibles", et dont les paroles d’ordinaire empêchées sont mises en lumière par les réalisateurs. Comme l’histoire de Sarah Ourahmoune.

J’ai découvert Sarah Ourahmoune en 2008. Elle était l’un des personnages principaux du documentaire d’Alexandra Riguet LA RAGE DE VAINCRE, filmé par Cédric Balaguier. Ce film racontait comment les femmes étaient en train de révolutionner le milieu de la boxe. Elles avaient été quelques-unes, dans les années 1990 et 2000, à faire éclater les codes sexistes de ce sport, à pousser les portes de la Fédération pour forcer leur reconnaissance et obtenir leur entrée dans les compétitions, et essuyer les plâtres des premiers matchs et des entraînements sans financement. Mais celle qui porte le numéro 1 sur sa carte de licence délivrée par la Fédération française de boxe, la pionnière, la conquérante, la défricheuse, c’est Sarah Ourahmoune.

C’est elle qui a porté ce sport sous l’objectif des caméras, l’a amené à la connaissance du public, et a sans doute contribué de manière capitale à son entrée aux JO en 2012. En découvrant ce film, j’ai tout de suite été subjuguée par le personnage de Sarah. Tant d’abnégation pour aller au bout et arracher la victoire quand personne ne l’attendait : l’histoire de Sarah Ourahmoune forçait mon respect. À cette époque, je me suis investie dans la programmation du film. L’une des boxeuses du documentaire, partenaire de Sarah à Boxing Beats, est même venue faire son stage dans notre rédaction. Elle venait comme Sarah d’intégrer Sciences Po, et officie aujourd’hui comme journaliste sur une chaîne sportive. Alors, quand Cédric Balaguier est revenu me voir pour me présenter son projet hors norme, j’ai été immédiatement enthousiasmée. Il avait filmé au jour le jour la carrière de Sarah Ourahmoune, depuis ce premier tournage, en 2008, comme chef opérateur sur LA RAGE DE VAINCRE, dans sa quête acharnée des plus hauts titres internationaux, jusqu’à sa médaille d’argent en 2016 à Rio.

La matière importante captée pendant huit ans par le réalisateur, au plus près de l’évolution sportive de Sarah, grâce à des accès qu’aucun autre journaliste ou réalisateur n’a pu obtenir, la relation de proximité qu’il a tissée avec la boxeuse, puis le travail de l’image que je connaissais de Cédric, qui filme comme au cinéma, ont fini de me convaincre. Nous avons décidé de nous engager à ses côtés avec le réalisateur Jean-Thomas Ceccaldi, lui aussi touché par cette histoire, afin de faire le récit de cette aventure sportive, sociétale et humaine. L’aventure d’une femme qui "boxe tous les clichés", qui, avec une soif de liberté, lutte pour être l’égale des hommes. Sarah, jeune femme française d’origine algérienne, brise les carcans familiaux et sociaux qui la voudraient invisible, pour s’inventer un destin, en pleine lumière. Destin sportif rare d’une fille discrète qui, avec la force d’une tigresse, a vaincu le mépris et les préjugés pour arracher son morceau d’Olympe."

Crédit photo © 416 Prod.

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