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Publié par Pascal 07/09 19h27

Hôpital public, la loi du marché : enquête diffusée ce jeudi soir sur France 2.

Une enquête de Julie Pichot qui sera diffusée ce jeudi 7 septembre en première partie de soirée sur France 2. lors du magazine Envoyé spécial présenté par Elise Lucet.

Productivité ! Rentabilité ! Management ! Equilibre budgétaire ! Ces règles d’or de l’entreprise privée s’appliquent désormais… à l’hôpital public.

Pour combler le déficit de la Sécurité sociale (6,1 milliards d'euros cette année), l'Etat impose aux médecins, infirmières, aides-soignants, directeurs, ces nouvelles méthodes de gestion. A ce chef de service réanimation, on demande, comme à un cadre du privé, de faire mieux avec moins de personnel et du matériel vieillissant. Ces infirmières, comme des ouvrières à la chaîne, doivent consacrer un temps calculé et limité à la toilette de leurs patients. Le directeur de cet hôpital, tel un patron de PME, tente lui de convaincre les banques de lui prêter de l’argent pour ne pas mettre la clé sous la porte !

Cette transformation radicale ne va pas sans casse. Manifestations, grèves, services surchargés, personnel surmené et déprimé. Jusqu’au suicide ou à l’erreur médicale. Des petits hôpitaux de région jusqu’aux CHU les plus réputés, des urgences du quotidien aux services de pointe, Julie Pichot a mené l’enquête dans des établissements où la pression économique menace la mission même de l’hôpital public.

Crédit photo © Charlotte Schousboe

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David 08/09/2017 15:19

Malheureusement dans le domaine de la santé j'ai l'impression que la loi du "marché" est partout !

BERNAL 30/08/2017 08:29

Il est temps de s'émouvoir ! 30 ans que la machine est marche !!

PYGANE 24/08/2017 10:44

20 postes infirmiers supprimés - les départs remplacés par des cdd- et hop on renouvelle pas les contrats et hop suppression des postes !!! en quelques semaines... les économies sur le budget masse salariale - les equipes qui s'epuisent.... des médecins dégoutés qui ne restent pas ou qui sont en arrêt .... les directeurs d'hôpitaux qui jouent ce jeu là pour leur carrière ! ils n'ont pas pensé qu'ils seraient sur la touche à leur tour ? ils défendraient peut être un peu plus leurs personnels !!!

Kaliea 22/08/2017 13:04

Les soignants complètement débordés sont obligés d'aller à l'encontre de leur éthique professionnelle en maltraitant les patients. Tout le monde est à bout. Les familles nous tombent dessus (aggressivité ++) car on ne fait pas le travail comme il se doit. Je suis interne et les internes font en moyenne 80h par semaine sans compter le travail personnel universitaire. Payés la moitié d'un SMIC horaire avec des responsabilités de médecin.
Externes à mi temps mais payés 100 euros par moi (dans la loi : stagiaires mi temps : 550 euros par mois)... Et j'en passe.
Ce n'est plus possible. Les arrêts maladies fusent, les reconversions sont en marche.
Bravo et Merci, pour les patients, pour nous.

DECONINCK 20/08/2017 15:48

JE CONFIRME LES DIRES DE MONSIEUR PINEAU ;OUI NOUS SOMMES A BOUT PLUS DE 170 HEURES /MOIS NOUS SOMMES LOIN DES 35 HEURES SEMAINES POUR PALIER AUX ARRETS FREQUENTS DE NOS COLLEGUES A QUI ON NE PEUT EN VOULOIR ;VA T ON TE TENIR LONGTEMPS A CE RYTHME ON NOUS DEGOUTE DE NOTRE TRAVAIL;NOS PATIENTS SONT ILS DEVENUS DES OBJETS ? PAS DE MOYEN, MATERIEL, ON EST ENTRAIN DE DESHUMANISER LA SANTE

Pineau François 17/08/2017 21:35

Les soignants sont à bout physiquement et moralement. Les directions ne respectent pas la législation du travail en toute impunité ! Ils n'ont même pas besoin d'attendre les changements annoncés du Code du Travail. Ils vont d'ores et déjà beaucoup plus loin ! Scandaleux ! Pauvres patients qui sont aussi amenés à subir ce manque de personnel qui détériore gravement la qualité de leur prise en charge malgré toute la bonne volonté des soignants débordés.