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Publié par Pascal 21/11 11h48

Focus sur France 2 sur le processus d'endoctrinement mené par le IIIème Reich sur la jeunesse.

Très bon documentaire ce mardi 21 novembre en première partie de soirée sur France 2, Jeunesses hitlériennes, l'endoctrinement d'une nation.

De l’enrôlement forcé de millions d’enfants et d'adolescents de toutes classes sociales sous la bannière à croix gammée au destin d’une bourgeoise ambitieuse devenue nazie fanatique puis mère infanticide : deux documentaristes, David Korn-Brzoza et Antoine Vitkine, s’interrogent sur les mécanismes d’adhésion à une idéologie totalitaire et criminelle.

Berlin, avril 1945. Le IIIe Reich vit ses derniers jours. Parmi les ultimes combattants du Führer, des adolescents, dont certains n’ont pas 15 ans. Qui sont ces enfants-soldats prêts à se sacrifier pour Hitler ? Comment le régime s’est-il assuré leur loyauté sans faille ?

À travers des témoignages inédits d’anciens des Jeunesses hitlériennes et des images d’archives restaurées et colorisées, ce documentaire retrace l’endoctrinement d’une nation. 

Focus sur France 2 sur le processus d'endoctrinement mené par le IIIème Reich sur la jeunesse.

Écrit et réalisé par David Korn-Brzoza ; Raconté par Vincent Lindon ; Conseiller historique : Johann Chapoutot ; Documentaliste : Deborah Ford-Gribaudi ; Colorisation : Samuel François-Steininger / Composite Films.

David Korn-Brzoza : "C’est le producteur Manuel Catteau qui m’a suggéré l’idée d’une enquête sur les Jeunesses hitlériennes, il y a un peu plus de deux ans. Pourquoi ne l’avait-on pas fait avant ? Raconter le IIIe Reich du point de vue des enfants et des adolescents allemands ; comprendre comment un régime a pu endoctriner et fanatiser une population, à commencer par ceux qui en étaient la part la plus vulnérable, la vitrine et l’avenir. Très vite, la question, a été celle de la forme : film d’archives ou bien film d’archives et de témoignages ? Ça a fait l’objet d’un débat. Certes, il y a suffisamment d’archives pour raconter cette histoire mais j’ai insisté pour pouvoir la raconter aussi à travers des récits à la première personne. Je crois qu’il y a une parole qui est en train de se perdre et qu’il faut absolument recueillir avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons donc pris le risque – en termes de temps et de moyens – de rechercher des témoins. Nous en avons trouvé dix-sept. Dix ont finalement été retenus dans le film, ce qui est un assez bon ratio. Mais tout cela a été assez compliqué."

Il fallait bien entendu trouver des survivants, qui acceptent de parler, qui soient encore capables de le faire et qui aient quelque chose d’intéressant à raconter, souligne le réalisateur du film. "J’ajoute : qui aient mené un travail – conscient ou non – de réflexion sur leur expérience. Il y avait enfin une autre donnée incontournable : les hommes nés en 1920 ont généralement disparu. Ceux de 1935 sont nés trop tard pour notre propos. Cela laissait une fenêtre assez étroite, et qui se referme d’année en année. Nos témoins sont donc nés entre 1925 et 1929. Au cours de la guerre, ils ont entre 10 et 20 ans. C’est-à-dire qu’ils commencent à appréhender le monde avec, pour seul horizon, l’univers cloisonné, verrouillé du IIIe Reich. Certains de nos témoins étaient connus : Hans Werk témoigne depuis des années dans les écoles, Erhard Eppler est un ancien ministre de RFA, Salomon Perel a écrit ses Mémoires, d’autres étaient totalement anonymes."

Crédit photos © Bundesfilmarchives - Atelier des archives.

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