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Publié par Pascal 24/04 10h10

Parution cette semaine de « Je me souviens, 500 anecdotes de tournage », par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet.

250 pages, pour cet ouvrage édité par Lettmotif.

Au sommaire, notamment :

Les débuts difficiles : Où l’on trouvera de nombreux détails concernant Charlie mensuel, les topinambours de la rue de Vaugirard et le restaurant Lustucru.

Le Bunker de la dernière rafale : Où il sera fait le récit d’un marchandage à l’envers, de la danse des canards et de punks qui vomissent.

Les réclames : Où le narrateur se souvient du gros Gégé, des conserves de légumes en boîte et d’un Turc qui se noie.

Delicatessen : Dans lequel on parle du Petit Poucet, de bulles géantes et de baise rythmique.

La Cité des enfants perdus : Où le lecteur retrouvera un saucisson dans la confiture, Petit Papa Noël et la villa du comte Volpi.

Alien Resurrection : Dans lequel il est question de feng shui, de 350 paires de lunettes et du cri effroyable des coyotes.

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain : Où l’on verra un cul de jatte dans une caisse à savon, une Brésilienne tatouée et un œil au beurre noir.

Un long dimanche de fiançailles : Dans lequel l’aimable lecteur prendra connaissance de la virtigineuse piste Mickey, de la doublure fesses d’Audrey et des semi-remorques garés devant la morgue.

Micmacs à tire-larigot : Où le narrateur se souvient des forges de Zeebruges, d’un vaccin contre la pisse de rat et de la loco qui prend feu.

L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet : Où l’on verra l’auteur conduire un train, se souvenir de chaussures à coques métalliques et jeter un œuf du haut de l’Empire State Building. 

500 anecdotes de tournage par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet.

"Je me souviens. Je me souviens de quoi ? Ah oui, je me souviens que l’éditeur de ce présent ouvrage m’a demandé d’écrire un petit texte de présentation. Sachant que l’éditeur n’est autre que le jeune frère de l’auteur (onze ans de différence), l’auteur se souvient de pas mal de trucs, dont celui-ci : Quand l’éditeur avait cinq ans, j’en avais donc seize. Je me souviens que j’organisais des compétitions de pénos. Chacun à son tour dans les buts. Le premier qui arrive à dix. Mon truc, c’était de mener genre 7-0. Puis de le laisser me remonter, voire me dépasser. Donc à 8/7 pour lui, je repasse devant… 9/8… balle de match… Et finalement il gagne ! Il ne s’est jamais rendu compte de rien, et je n’ai jamais osé lui avouer la vérité. Je sais ce texte va être un choc. En même temps, on s’en fout un peu, puisque les “Je me souviens” parlent de cinéma. Par exemple, souvenirs de Delicatessen, l’histoire passionnante d’un boucher dont le lit grince. La Cité des enfants perdus, où l’on apprend qu’il est sain de laisser les enfants roter après avoir mangé du cervelas. Alien, resurrection, drame œdipien, Amélie Poulain, l’histoire d’un nain de jardin qui mange des framboises au bout de ses doigts, si je me souviens bien. Encore que. Bref, plus de 500 “Je me souviens” plus sérieux que ceux-ci. Encore que…"

Jean-Pierre Jeunet.

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