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Publié par Pascal 20/02 6h32

Enquête inédite ce mercredi soir sur W9, sur l'affaire "Air Cocaïne".

Une enquête présentée par Nathalie Renoux ce mercredi 20 février à 21 heures sur W9.

19 Mars 2013, Punta Cana en République Dominicaine. Le Falcon 50 s’apprête à décoller pour rejoindre Saint-Tropez. A bord de l’appareil se trouvent quatre Français : Pascal Fauret et Bruno Odos, les pilotes, Alain Castany, apporteur d’affaires, ainsi que Nicolas Pisapia, passager. Ils ne le savent pas encore, mais ils n’atteindront jamais le sud de la France.

Quelques minutes avant le départ du vol, les policiers dominicains interceptent le Falcon. Cette nuit-là, la brigade des stupéfiants va réaliser une grosse saisie de drogue. Dans les 26 valises en soute et dans le salon VIP de l’appareil, les policiers découvrent 700 kilos de cocaïne, d’une valeur marchande de plus de 20 millions d’euros. Les enquêteurs filment l’opération spectaculaire, digne d’une scène de polar hollywoodien.

Convaincues d’avoir pris en flagrant délit un important réseau international de trafiquants de drogue, les autorités dominicaines arrêtent les quatre Français. Ils seront condamnés à vingt ans de prison. Des peines qui devaient, à priori, signer l’épilogue d’une affaire hors norme. Seulement, les quatre condamnés clament leur innocence et se disent victimes d’un coup monté.

Alors, que s’est-il vraiment passé ? En France, la juge d’instruction, Christine Saunier Ruellan reprend l’enquête. Elle va découvrir des éléments édifiants, qui vont permettre de lever le voile sur de nombreuses zones d’ombre dans cette affaire, que la presse a baptisé « Air Cocaïne ».

A travers ce documentaire de 90 minutes,  sera racontée l’incroyable histoire de ces quatre Français, soupçonnés d’appartenir à un réseau de trafiquants. Ont-ils été manipulés ? Seraient-ils tombés dans un piège mis en scène par la police dominicaine sur fond de corruption ? Qui tire vraiment les ficelles de ce trafic hors norme ? 

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Claude PISAPIA 10/02/2019 16:06

Madame RENOUX,
Nous sommes les parents de Nicolas PISAPIA qui devait monter dans l’avion Falcon 50 le 19 mars 2013 à Punta Cana.
La présentation de l’enquête qui a été publié sur le site W9 et qui sera diffusée le 20 février 2019 à 21 heures suscite de notre part les remarques suivantes :
Dans le premier § il est mentionné « A bord de l’appareil se trouvent quatre français…, ainsi que Nicolas Pisapia, passager ». Ceci n’est pas exact puisqu’il a été arrêté dans la rampe de sortie de l’aéroport ; de là il devait se diriger vers le Falcon 50.
Après cette arrestation (musclée et particulièrement violente puisqu’il a été projeté à terre et qu’il a reçu de violents coups de pied lui fracturant deux côtes), il a été amené sous la menace d’hommes armés vers le Falcon 50.
L’interception qui a été filmée est un montage vidéo réalisé quelques instants plus tard et qui a duré plus de trois heures.
Dans le second § il est précisé que « les policiers découvrent 700 kilos de cocaïne » ; les valises n’ont jamais été ouvertes dans l’avion ou sur le tarmac devant celui-ci. Comment les policiers ont-ils su ce qu’il y avait dans les valises. Comment peut –on lancer une telle affirmation ?
Dans le paragraphe suivant, il est écrit « Convaincu d’avoir pris en flagrant délit… ». Les valises n’ayant jamais été ouvertes à aucun moment devant les quatre français ou devant un responsable de la justice dominicaine, comment peut-on parler d’un flagrant délit ? Ceux qui ont organisé l’arrestation et « l’interception » du Falcon savaient dès le départ qu’en aucun cas il ne pouvait s’agir d’un flagrant délit, mais ils ont voulu le faire croire à tous, pour cacher le trafic dont ils étaient eux-mêmes acteurs.
Il est mentionné également que les français ont dénoncé être victime d’un coup monté, mais ils ne sont pas les seuls à l’avoir dénoncé, car dès le début la plupart des dominicains arrêtés (une quarantaine), par l’intermédiaire de leurs avocats ont fait de même.
Le plus haut responsable de la police et de la DNCD, qui a procédé lui-même à « l’interception » du Falcon 50, a été destitué par le Président de la République Dominicaine suite à cette affaire (juin 2013), et a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par l’Espagne et les Etats Unis pour trafic et corruption.
Nous estimons que la présentation n’est pas du tout satisfaisante car elle ne donne pas les éléments nécessaires à une bonne compréhension de l’affaire. Nous avions transmis de nombreux renseignements à M. Julien MIGNOT concernant toute cette sinistre affaire, en accord avec M° Julien PINELLI, l’avocat de notre fils Nicolas.
Nous espérons que l’enquête qui sera diffusée donnera une vision plus réelle de cette affaire afin que les téléspectateurs puissent se faire une opinion en toute objectivité.
Nous sommes à votre disposition pour tous renseignements qui vous serez nécessaires.
Cordialement.
Monique et Claude PISAPIA