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Publié par Pascal 17/04 9h42

Ça commence aujourd’hui, ce mercredi sur France 2 : Maison de retraite, du manque de moyens à la maltraitance.

À voir ce mercredi 17 avril à 13h55 sur France 2.

Le taux de maltraitance des personnes âgées reste élevé dans les EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). En parallèle, en France, le taux de remplissage des maisons de retraites dépasse déjà les 95% soit 728 000 personnes âgées. Un constat alarmant poussant un personnel débordé à commettre des actes irréparables où les premières victimes sont des personnes âgées, affaiblies et sans défense.

Parce que ce type d’incident est au cœur de l’actualité depuis quelques mois, l’animatrice Faustine Bollaert recevra sur son plateau des invités qui ont déjà constaté ces pratiques. Ancien directeur d’EHPAD, aide-soignante ou bien victime, tous ont décidé de témoigner sur le plateau de Ça commence aujourd’hui.

Jean Arcelin, 53 ans, séparé, 1 enfant, formateur professionnel en management (ex directeur d’EHPAD), auteur du livre « Tu verras maman, tu seras bien » : « Suite au décès de ma grand-mère, j’ai décidé de devenir directeur d’EHPAD. En 3 ans de direction, j’ai eu affaire à deux cas de maltraitance physique mais aussi à la maltraitance passive permanente. J’étais écœuré d’être complice de ce système donc j’ai quitté la direction. Je veux dénoncer ces pratiques horribles mais je veux aussi souligner qu’il se passe des choses magnifiques, heureusement et que les ¾ des aides-soignants sont des héros. »

Frédérique, 56 ans, mariée, 2 enfants, aide-soignante en centre d’accueil de jour, (Paris (XIe) : « J’ai toujours voulu travailler avec les personnes âgées, je suis donc logiquement devenue aide-soignante. Mais dès mes premiers stages, j’ai assisté à des scènes de maltraitance qui m’ont profondément choquée. Je me suis accrochée quand même à ce métier, en me disant que je ferai bouger les choses à ma petite échelle. Pourtant, avec les conditions qu’on nous impose, je suis moi-même devenue maltraitante. On n’a pas le temps de prendre le temps. Je veux aux soignants qu’il faut s’accrocher, mais ne pas se laisser faire. »

Thibaud, 26 ans, consultant en communication, célibataire, Paris (Ile de France) : « Mon grand-père Lucien est décédé en novembre dernier. Il était entré en EHPAD en 2016, après une chute. A l’EHPAD je remarquai qu’il y avait des choses qui n’allaient pas : médicaments pas donnés, amaigrissement, personnel débordé, agacement des aides-soignants, soins pas toujours effectués, objets qui disparaissent… Aujourd’hui, nous sommes plusieurs familles a vouloir porter plainte contre cet établissement. »

Sophie, 55 ans, célibataire, 2 enfants, sans emploi, Gallargues-le-Montueux (Gard) : « Mon père est entré dans un EHPAD en 2014 suite à un AVC. Je ne l’ai jamais vu se faire maltraiter physiquement mais il y a eu beaucoup trop de négligences, qu’on peut considérer comme de la maltraitance institutionnelle. Je l’ai vu trempé dans son pantalon, c’est humiliant ; il n’avait le droit qu’à 2 couches par jour… Il a aussi perdu son dentier qu’on n’a jamais retrouvé ; il s’est retrouvé un jour avec 4 tee-shirts les uns sur les autres… Suite à une chute, on ne l’a pas emmené à l’hôpital. Il a été mal soigné. Et quand il a enfin été hospitalisé, on ne pouvait plus rien faire pour lui et il en est mort. Je veux aujourd’hui témoigner pour nos aînés. »

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