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Publié par Pascal 02/02 9h43

Les équipes de Zone interdite à la rencontre de 5 maires ce dimanche soir sur M6.

Les équipes de Zone interdite à la rencontre de 5 maires ce dimanche 2 février à 21h05 sur M6.

À l’heure où les Français ne font plus confiance aux hommes politiques, les maires conservent une côte de popularité intacte. Accessibles, disponibles presque 24 heures sur 24, prêts à se mettre en quatre pour résoudre les problèmes de leurs administrés, qui sont ces hommes et ces femmes qui doivent faire beaucoup avec de moins en moins de moyens ? Ont-ils encore un vrai pouvoir ? Ophélie Meunier et les équipes du magazine de M6 sont parties à leur rencontre à l’heure ou un maire sur trois envisage de jeter l’éponge et de ne pas se représenter.

Benoît Hennart, est le maire “homme à tout faire” de Quitteboeuf (Eure), petit village perdu au milieu de la campagne normande. Avant, l’édile sans étiquette politique était patron d’une petite entreprise générale du bâtiment. Aujourd’hui encore il ne se déplace jamais sans son matériel de bricolage. Il répare l’église, fait déjeuner les enfants à la cantine et rend service à tous ses concitoyens. Son indemnité d’élu est de 1.200 euros par mois qu’il réinvesti dans sa commune ! Son pari : maintenir en vie le village en retapant les commerces abandonnés. Les habitants ont besoin d’une boucherie, alors il s’est endetté à titre personnel, à hauteur de 250.000 euros, pour racheter et mettre aux normes une boutique. Il a mis sa femme et sa fille au travail bénévolement sur le chantier : pas question de grever le maigre budget de Quitteboeuf. 

À Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) en région parisienne Catherine Arenou (divers droite), ancien médecin généraliste, bataille depuis douze ans pour changer l’image de sa ville écornée par la délinquance et les trafics. Elle-même le dit : “on n’est pas médecin par hasard, on n’est pas maire par hasard et on n’est pas maire de n’importe quelle ville par hasard.” Un combat difficile : durant le tournage, un incendie spectaculaire et une nuit d’émeutes risquaient de réduire à néant ses efforts. Mais à 66 ans, cette maire- courage est décidée à ne rien lâcher.

Sylvine Thomassin (PS) elle, gère Bondy, une ville de 54.000 habitants située dans un département qui a mauvaise réputation : la Seine-Saint-Denis. Manque de moyens, chômage et insécurité sont ses défis quotidiens. Cette ancienne sage- femme de 60 ans, maman de quatre enfants, fait partie des cinq maires qui ont déposé plainte contre l’État pour rupture d’égalité.

Quand Marième Tamata-Varin (Sans Etiquette), a été élue à Yèbles, petite commune de Seine-et-Marne, elle-même a été surprise. Une femme, d’origine mauritanienne et de confession musulmane, élue comme maire dans un village qui a voté à plus de 50% pour Marine Le Pen aux dernières présidentielles, déjà c’était relever un sacré défi ! Aujourd’hui, elle jongle en permanence entre son mari, ses deux enfants, son travail (trois jours par semaine à Paris) et son job de maire. Son tour de force : avoir réussi à mettre tout le monde d’accord pendant son mandat ! Elle a sauvé l’école du village en réunissant plus d’un million d’euros en ayant eu l’idée de faire appel au crowdfunding et aux dons des particuliers. En quatre ans, la population du village a gagné 300 habitants supplémentaires. Mais Marième Tamata-Varin livre aujourd’hui une nouvelle bataille : elle veut empêcher l’implantation d’une décharge de produits dangereux classés Seveso à 50 mètres exactement de son village...

Bruno Ficheux (UDI), dans le Nord, lui, est une sorte de maire Youtubeur. Ce papa célibataire de 57 ans n’hésite pas à se filmer et à mettre en ligne ses mises en scène pour informer les habitants. Mais surtout pour faire avancer les dossiers auprès du département. N’en déplaise à ses opposants et à ses détracteurs : “Nous sommes 35.500 maires, on n’est pas tous faits du même bois, on n’a pas tous les mêmes problématiques. Mais quand on est une commune de cette taille (6.300 habitants), on peut communiquer de façon moderne.”

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Nadine 02/02/2020 23:22

Un reportage un peu trop orienté. La maire de yèbles un peu trop mise en avant. Alors qu’il y avait tant à dire !!!! Une occasion ratée