Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Pascal 01/07 11h48

Parution en août du livre La vie rêvée de Blanche Gardin.

Grand reporter culture au Figaro, Nathalie Simon est critique de cinéma et de spectacle vivant. Elle  est l'auteure de La vie rêvée de Blanche Gardin. Un livre attendu dans les librairies le 13 août.

Un ouvrage vendu autour de 18 euros et présenté ainsi :

Elle a renouvelé l’art du stand-up. Avec son air angélique, Blanche Gardin parle cru et de tout : sexe, mort, solitude… L’œil vif, droite derrière son micro, elle est drôle, intelligente et… cash.

Blanche a connu le succès tardivement : à 37 ans, après des années de bataille avec elle-même. Adolescente, elle fugue plusieurs mois à l’étranger puis finit par rentrer en France où elle obtient un DEA de sociologie. Elle écrit ensuite des sketchs avec un groupe d’amis, participe à l’aventure du Jamel Comedy Club et joue dans des séries, comme WorkinGirls.

En proie à la dépression, elle a pourtant failli tout abandonner. Mais, après cinq années de silence, elle a trouvé son personnage et le courage de remonter sur scène. Le succès est immédiat : elle reçoit, deux années d’affilée, le Molière de l’humour.

Noirceur existentielle et joie du verbe : la biographie non autorisée d’une artiste décapante et irrésistible.

Extrait de l'avant-propos :

Il y a eu un avant et un après Molière pour Blanche Gardin. L’« après » a été un tsunami. L’intervention cash de l’actrice qui s’est remis à elle‐même le trophée de « l’humour et de la discrimination positive » lors de la 30e cérémonie retransmise « en léger différé » en mai 2018 a provoqué des remous dans le landerneau. « C’est moi, je le savais !..., s’est‐elle exclamée en ouvrant l’enveloppe. Je suis la seule femme nommée l’année de l’affaire Weinstein. C’est l’histoire de ma vie. Le jour où j’ai un prix, il n’a aucune valeur... J’ai l’impression d’être un rebeu du 93 qui vient d’être admis à Sciences Po », a lâché l’humoriste vêtue d’une sage robe noire. Elle était en concurrence avec quatre cadors du monde comique, uniquement masculins : Jamel Debbouze, Manu Payet, Jérôme Commandeur et Fabrice Éboué.

Au préalable, elle s’était interrogée : « Est‐ce qu’on a basculé dans le règne de la bienséance ? Si on regarde la liste des nommés pour ce Molière de l’humour, on serait tenté de dire oui. Dans cette liste, on a un Noir, un Arabe, un Réunionnais, une femme. Ils ont quand même glissé un normal : un mâle blanc de quarante ans. Autant dire que tu vas rester assis ce soir, Jérôme », a‐t‐elle lâché à l’attention de l’humoriste Jérôme Commandeur, avant d’ajouter : « À moins que tu sois pédé... » « Elle m’a fait mourir de rire », se souvient ce dernier. Blanche Gardin a également cité Desproges : « On m’a dit que des juifs s’étaient glissés dans la salle, ils peuvent rester... » « Cinq mille places ont été achetées à L’Européen le lendemain de la cérémonie », se souvient Jessie Varin, la directrice artistique de la péniche La Nouvelle Seine qui accueille l’humoriste depuis son premier spectacle, le 19 septembre 2014 dans une salle de 110 places.

Commenter cet article