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Publié par Pascal 12/04 9h35

Arte consacre sa soirée du 6 mai à Volker Schlöndorff (film puis portrait inédit).

Le mercredi 6 mai prochain, ARTE consacre sa soirée au réalisateur allemand Volker Schlöndorff, avec le film Diplomatie suivi d’un portrait inédit.

 

À 20h55, Diplomatie , avec André Dussolier et Niels Arestrup (2014, 1h20).

A l’aube de la libération de Paris en 1945, le consul suédois Raoul Nordling dissuade le général allemand Dietrich von Choltitz de rayer définitivement la Ville lumière de la carte.

Un huis clos historique d’une rare intensité, note ARTE.

 

À 22h20, Volker Schlöndorff, tambour battant .

Un documentaire inédit de Pierre-Henri Gibert (52').

Enfant de la guerre, né en 1939 à Wiesbaden, Volker Schlöndorff rejoint la France à 15 ans, à la faveur d’un séjour linguistique dans un collège jésuite de Vannes. La découverte des atrocités nazies, à travers la projection de Nuit et brouillard d’Alain Resnais, lui inspire un tel rejet de sa patrie (“Je faisais tout pour ne plus être allemand“) que son exil français durera dix ans.

À Paris, ce passionné de cinéma, exalté par la Nouvelle Vague, apprend la sobriété auprès d’un Melville tutélaire, et la séduction dans les pas de Louis Malle. Ce dernier l’incite à retrouver son pays pour prendre son envol. Le retentissement des Désarrois de l’élève Törless, son premier film, ouvre la voie à une génération de jeunes trublions soudés (Werner Herzog, Wim Wenders, Rainer Werner Fassbinder…) qui auscultent le malaise de la société.

Des années de plomb (L’honneur perdu de Katharina Blum, réalisé avec sa femme, l’actrice Margarethe von Trotta) au nazisme, exploré dans son chef-d’œuvre, Le tambour, Volker Schlöndorff confronte l’Allemagne à ses démons, tout en lui offrant une nouvelle renommée artistique.

Récompensé à Cannes et aux Oscars, le réalisateur traverse l’Atlantique en même temps qu’une grave dépression, provoquée par un traumatisme d’enfance réveillé – la disparition de sa mère, brûlée vive dans leur cuisine, lorsqu’il avait 5 ans. Après quelques films et de fructueux dialogues avec la diaspora hollywoodienne (l’exilé autrichien Billy Wilder en tête), Volker Schlöndorff revient à l’Allemagne avec la chute du Mur. Il y sauve les mythiques studios de Babelsberg de la ruine, avant de revenir à la réalisation, de traversées historiques (Les trois vies de Rita Vogt) en échos intimes (Retour à Montauk).

Crédit photo © Deutsches Filminstitut

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