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Publié par François 1204/2020 11H05

Le bijou Barry Lyndon à ne pas louper ce soir sur ARTE (suivi d'un portrait inédit de Stanley Kubrick).

Ce dimanche 12 avril, ARTE consacre sa soirée à Stanley Kubrick. Le grand classique Barry Lyndon sera suivi d'un documentaire inédit puis d'un concert symphonique de l’Orchestre Philharmonique de Radio France avec les grandes partitions des films de Kubrick.

À 20h55, place à l'Oscarisé Barry Lyndon, tourné au milieu des années 70, interprété par Ryan O'Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee, Hardy Kruger...

L’ascension et la déchéance d’un opportuniste sans scrupules dans l’Europe du XVIIIe siècle.

Fuyant sa province irlandaise natale suite à un duel, le jeune Redmond Barry, sans rang ni fortune, s’engage dans l’armée britannique. Après une violente bataille, il déserte et traverse l’Europe sous une fausse identité. Démasqué, il est enrôlé de force par les Prussiens. Paresseux et sans scrupules, Barry gagne pourtant l’amitié d’un officier, le capitaine Potzdorf, qui l’envoie en mission à Berlin afin d’espionner un chevalier de la cour. Auprès de ce nouveau protecteur, Barry devient joueur professionnel. Les cartes et la tromperie, le libertinage et les usages du monde lui deviennent familiers. Un jour, il croise la route de la belle et riche comtesse de Lyndon... 

Peu avant minuit, documentaire inédit (en replay jusqu’au 11 juin sur arte.tv), Kubrick par Kubrick.

Méfiant à l’égard des journalistes, préférant communiquer par l’image plutôt que par les mots, le cinéaste s’est peu exprimé publiquement, ce qui a contribué à épaissir le mystère qui l’entoure. Auteur d’un ouvrage de référence sur le réalisateur (Kubrick, réédité par Calmann-Lévy en 2011), le critique de cinéma Michel Ciment, également directeur de la revue Positif et chroniqueur au Masque et la plume, fait partie des rares journalistes à l’avoir interviewé à plusieurs reprises, nouant un dialogue au long cours, qui s’est déroulé sur près de trois décennies.

Dans les enregistrements sonores de ces entretiens qui constituent le socle de ce documentaire, Stanley Kubrick s’y livre comme rarement, d’une voix douce et posée, racontant sa manière de travailler et la genèse de ses films. Il évoque les années où il pratiquait le photojournalisme «en lumière naturelle» au magazine Look, apprenant ainsi à composer une image. Avec un bel humour à froid, il se moque de son film de jeunesse Fear and Desire, au «script arrogant et désinvolte (nous pensions être des génies)», coup d’essai où il reconnaît néanmoins une volonté précoce de ne pas se cantonner au pur divertissement. Son côté obsessionnel transparaît lorsqu’il raconte tranquillement comment il a découpé des milliers d’ouvrages de peinture pour la préparation des costumes de Barry Lyndon ou comment, en démiurge casanier, il a recréé l’enfer du Viêtnam à quelques kilomètres de chez lui pour Full Metal Jacket.

Par son dispositif esthétique envoûtant, le documentaire restitue l’atmosphère intimiste de ces conversations cinéphiles, moments privilégiés auxquels il nous semble participer. 

Enfin, à 00h50 (en replay jusqu’au 26 avril sur arte.tv), envoûtant voyage dans l’univers du mélomane Kubrick. Placé sous la direction de Nicolas Altstaedt, l’Orchestre philharmonique de Radio France, accompagné par cinq solistes – les clavecinistes Violaine Cochard et Jean Rondeau, la violoniste Ana Millet, le violoncelliste Renaud Guieu et la pianiste Catherine Cournot –, interprète ici les deux leitmotivs musicaux de cette fresque inoubliable qu'est Barry Lindon : la Sarabande de Haendel et le Trio pour piano, violon et violoncelle opus 100 de Schubert. 

Crédit photo © Warner Bros

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