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Publié par Pascal 23/08 6h53

Campings, restaurants, plagistes : cet été, auront-ils réussi à sauver leur année ? Partie 2 ce soir dans Capital.

Campings, restaurants, plagistes : cet été, auront-ils réussi à sauver leur année ? Épisode 2 à découvrir ce dimanche 23 août dès 21h10 sur M6. Un numéro de Capital, présenté par Julien Courbet.

Aux portes de la Baie de Somme, Marie-Annick et Jérôme Maillard se battent, avec leurs enfants, pour sauver leur affaire familiale. Le Domaine du Lieu Dieu est la propriété du couple. Cet ancien corps de ferme de 90 hectares, ils l'ont transformé en station sports et nature. En 2019, le domaine a généré 1 million d'euros de chiffre d'affaires. Avec la Covid-19, c'est trente ans de travail qui peut partir en fumée. Car leur business le plus rentable, ce sont les colonies de vacances. Elles représentent 30 % de leur chiffre d'affaires. Elles ont quasiment toutes été annulées dès le début du confinement en mars. Un coup dur pour le couple qui, en plus, a dû piocher 30 000 euros dans sa trésorerie pour continuer à s'occuper des 80 chevaux.

À La Ciotat (Bouches-du-Rhône), nous retrouvons Evelyne Lelieur et son franc parler. Ses deux plages et ses restaurants affichent complet comme l'année dernière. Mais son business ne tient qu'à un fil car en juillet, l'épidémie de Covid-19 est repartie en région PACA. Si un de ses salariés est infecté, c'est quatorze jours de fermeture assuré. En pleine saison, ce serait la catastrophe. Avec les risques sanitaires, les soirées qu'elle organisait sur la plage sont menacées. L'année dernière, il y en avait deux par semaine. Cet été, en plus de quelques soirées salsa, elle a eu une idée. Les boîtes de nuit étant fermées, elle souhaite organiser une soirée spéciale avec un DJ connu à Marseille…

Au Cap d'Agde (Hérault), nous retrouverons également Jean-Marie Bédrines. Son camping 4 étoiles est en péril. Des étés comme celui-là, Jean-Marie Bédrines espère ne jamais plus en revivre. Si après le déconfinement, les réservations ont explosé, elles ont stoppé net ensuite. Plus la saison avance, plus le camping se vide. Les étrangers ne sont pas venus, les séniors non plus. À la place, des jeunes. Une clientèle pas toujours compatible avec les familles, en quête de tranquillité. En plus du faible remplissage, Jean-Marie doit gérer les nuisances nocturnes. Son objectif : éviter à tout prix les avis négatifs qui pourraient plomber un peu plus son taux de réservation, déjà très bas. Pour limiter la casse, Jean-Marie a décidé de pas embaucher directement. Il passe par des sociétés extérieures, plus flexibles. Pour l'animation, cet été, il a réduit la facture de 35%.

À Torreilles, (Pyrénées-Orientales), Christophe ne voit pas le bout du tunnel. Le chiffre d'affaires de son restaurant ne décolle pas. Il n'atteint pas les 3 000 euros par jour, somme indispensable à la survie de son établissement. Cet été, avec les mesures sanitaires, il travaille principalement sur réservations. Le problème, c'est que chaque jour, environ 5 % de ses clients annulent sans prévenir. Un manque à gagner qui le met dans le rouge. Si d'ici la fin août, il ne parvient pas à redresser la barre, il mettra la clé sous la porte à la fin de la saison…

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